Après la découverte unique en Suisse d’une inhumation d’un guerrier richement paré datant de 850 avant J.-C. au printemps 2017, la mise au jour d’un dolmen continue de passionner les archéologues menant les fouilles sur le site de la nécropole de Don Bosco à l’été 2018. Elle s’ajoute aux richesses archéologiques emblématiques et exceptionnelles et vient renforcer la renommée internationale dont jouit Sion dans le monde scientifique.
Eine einmalige Entdeckung für die Schweiz: Im Frühjahr 2017 legten die zuständigen Archäologen im Grabungsbereich der Nekropole von Don Bosco ein Kriegergrab mit reicher Schmuckbeigabe aus der Zeit um 850 vor Christus frei. Nur gerade ein Jahr später, im Sommer 2018, erregte der Fund von imposanten Steinplatten eines Dolmens Aufsehen. Dieser bestätigt einmal mehr den aussergewöhnlichen und herausragenden, archäologischen Reichtum der Stadt und unterstreicht die internationale Bedeutung, die Sitten in wissenschaftlichen Kreisen zukommt.
In spring 2017, archaeologists were thrilled to discover a warrior’s grave with a rich assortment of artefacts dating from 850 B.C. – the only one of its type in Switzerland. Excitement continued when a dolmen was found during excavations on the site of the Don Bosco necropolis in summer 2018. This find adds to the city’s exceptional archaeological heritage of iconic treasures, consolidating Sion’s international reputation in the scientific world.
Après la découverte unique en Suisse d’une inhumation d’un guerrier richement paré datant de 850 avant J.-C. au printemps 2017, la mise au jour d’un dolmen continue de passionner les archéologues menant les fouilles sur le site de la nécropole de Don Bosco à l’été 2018. Elle s’ajoute aux richesses archéologiques emblématiques et exceptionnelles et vient renforcer la renommée internationale dont jouit Sion dans le monde scientifique.
Les fouilles archéologiques de St-Théodule au début des années 1960 révèlent une surprise de taille ! Sous l’église gothique actuelle, œuvre de reconstruction inachevée de l’illustre maître-maçon transalpin Ulrich Ruffiner, les archéologues découvrent non seulement les ruines de trois édifices religieux antérieurs, mais également les vestiges de thermes romains. Infrastructure balnéaire caractéristique de la vie sociale de la Rome antique, les thermes publics étaient placés à côté du forum. Ainsi, l’hypothèse de la présence d’une place publique au Glarier sous l’Empire romain est aujourd’hui avancée par les spécialistes.
Die archäologischen Ausgrabungen von St.Theodul Anfang der 1960er Jahre hielten eine grosse Überraschung bereit! Unter den Mauern der bestehenden gotischen Kirche, die auf ein unvollendetes Projekt des berühmten Maurermeisters Ulrich Ruffiner zurückführt, entdeckten Archäologen nicht nur die Ruinen von drei früheren Sakralbauten, sondern auch Überreste einer römischen Therme. Die für das gesellschaftliche Leben im alten Rom charakteristische Badeinfrastruktur befand sich gewöhnlich neben dem Forum. So vertreten Wissenschaftler heute die Hypothese, dass während des römischen Reichs das Zentrum der Siedlung in Glarier gelegen haben könnte.
The archaeological excavations at the church of St. Theodulus in the early 1960s uncovered a major surprise! Beneath the present-day Gothic church (an unfinished reconstruction by the renowned Italian master mason Ulrich Ruffiner), the archaeologists discovered not only the ruins of three earlier religious buildings, but also the remains of Roman baths. The public baths were a typical feature of social life in ancient Rome, and they were usually located beside the forum. This discovery has now prompted experts to suggest that there was a public square in Sion’s Glarier district under the Roman Empire.
Gli scavi archeologici presso St-Théodule, all’inizio degli anni 60, svelano una sorpresa notevole! Sotto la chiesa gotica attuale, opera di ricostruzione incompiuta dell’illustre capomastro transalpino Ulrich Ruffiner, gli archeologi scoprono non solamente le rovine di tre edifici religiosi antecedenti ma anche vestigi di terme romane. Infrastruttura balneare caratteristica della vita sociale della Roma antica, le terme pubbliche erano collocate accanto al foro. Pertanto, oggi gli specialisti avanzano l’ipotesi della presenza di una piazza pubblica al Glarier sotto l’Impero Romano.
La plus ancienne inscription chrétienne connue au nord des Alpes se trouve à Sion. Lorsque le visiteur passe la porte richement sculptée de l’hôtel de ville, il découvre, sur les murs du vestibule, scellé parmi d’autres plaques de pierre gravées remontant pour la plupart à l’époque romaine, une inscription ayant toute son importance : un chrisme ornant la dédicace de la restauration d’un bâtiment par le gouverneur de la province, Pontius Asclepiodotus, datée de 377.
Die älteste bekannte christliche Inschrift nördlich der Alpen befindet sich in Sitten. Öffnet sich die reich geschnitzte Türe des Rathauses, entdeckt man an den Wänden der Eingangshalle verschiedene, gravierte Steinplatten. Die meisten darunter stammen aus der Römerzeit. Eine ganz spezielle Bedeutung kommt der Inschrift zu, die der römische Provinzstatthalter, Pontius Asklepiodotus, im Jahr 377 n.Chr. herstellen liess. Die Widmung zur Restaurierung eines Gebäudes durch den hohen Beamten trägt ein Christusmonogramm.
The oldest known Christian inscription north of the Alps is to be found in Sion. Visitors passing through the elaborately sculpted door of the town hall will see that the walls of the entrance lobby are adorned with engraved stone tablets that mostly date from the Roman era. Among them is one particularly important inscription: a dedicatory monogram marking the restoration of a building by Pontius Asclepiodotus, governor of the province, dating from 377.
La plus ancienne inscription chrétienne connue au nord des Alpes se trouve à Sion. Lorsque le visiteur passe la porte richement sculptée de l’hôtel de ville, il découvre, sur les murs du vestibule, scellé parmi d’autres plaques de pierre gravées remontant pour la plupart à l’époque romaine, une inscription ayant toute son importance : un chrisme ornant la dédicace de la restauration d’un bâtiment par le gouverneur de la province, Pontius Asclepiodotus, datée de 377.
Figure de légende symbolisée par la grappe de raisin, la cloche et le diablotin, et personnage historique détenteur des pouvoirs religieux et civil que représentent la crosse et l’épée, Théodore fut le premier évêque attesté du Valais, sous le nom de Théodule. Contemporain de l’introduction du christianisme chez nous au IVe siècle, sa figure revêtit au fil du temps une importance politique croissante pour l’église sédunoise et le culte qu’on lui vouait connut une grande ferveur populaire.
Weintraube, Glocke und Teufel symbolisieren die zur Legende gewordene Gestalt des hl. Theodor. Unter dem Namen Theodul gilt er als erster, bekannter Bischof des Wallis und trägt Bischofsstab und Schwert als Zeichen der kirchlichen und weltlichen Macht. Er hatte die Bischofswürde im 4. Jahrhundert inne, gleichzeitig mit der Einführung des Christentums im Wallis. Für die Kirche von Sitten nahm seine Figur im Laufe der Zeit eine wachsende politische Bedeutung ein. Im weit verbreiteten Theoduls-Kult widerspiegelte sich die grosse Verehrung des Heiligen.
Theodore is a legendary figure whose symbols are a bunch of grapes, a bell and a small devil; he was also a historical figure who held religious and civil authority, represented by the crook and the sword. Theodore was the first attested Bishop of Valais, serving under the name of Theodulus during the period when Christianity was introduced to our region in the 4th century. Over time, Theodore acquired growing political importance for the church in Sion, and he was venerated as a figure who inspired great enthusiasm among the people.
Figure de légende symbolisée par la grappe de raisin, la cloche et le diablotin, et personnage historique détenteur des pouvoirs religieux et civil que représentent la crosse et l’épée, Théodore fut le premier évêque attesté du Valais, sous le nom de Théodule. Contemporain de l’introduction du christianisme chez nous au IVe siècle, sa figure revêtit au fil du temps une importance politique croissante pour l’église sédunoise et le culte qu’on lui vouait connut une grande ferveur populaire.
A Sion, la présence de Lombards est attestée dès le 13e siècle. Actifs dans la banque et le commerce, ils prennent part au développement de la vie économique et politique sédunoise. Pourtant, la mention du quartier « en Lombardie » n’apparaît dans les écrits qu’à partir du 17e siècle, soit plusieurs siècles après leur installation. La rue qui porte leur nom est un hommage tardif. Une plaque commémorative posée au début de la rue de la Lombardie renforce encore ce souvenir des liens qui unissent le Valais et la Lombardie.
In Sitten ist die Präsenz von Lombarden ab dem 13. Jahrhundert belegt. Sie betätigten sich als Kaufleute und Bankiers und waren massgeblich an der politischen und wirtschaftlichen Entwicklung der Stadt beteiligt. Der Name des Stadtteils “en Lombardie” tritt jedoch erst im 17. Jahrhundert in den Schriften auf. Die Strasse, die heute ihren Namen trägt, ist eine späte Hommage. Am Anfang der Rue de la Lombardie erinnert eine Gedenktafel an die Beziehungen zwischen der Lombardei und dem Wallis.
There is evidence that Lombards were present in Sion from the 13th century onwards. They played an active part in banking and commerce, and they contributed to the development of Sion’s economic and political life. However, the city district known as “en Lombardie” is not mentioned in documentation until the 17th century – several centuries after the Lombards settled here. The street that bears their name is a belated tribute. A commemorative plaque installed at the start of Rue de la Lombardie is another reminder of the bonds that link Valais and Lombardy.
A Sion, la presenza dei lombardi è confermata dal 13° secolo. Attivi nel settore bancario e commerciale, prendono parte allo sviluppo della vita economica e politica di Sion.
Ciò nonostante, la menzione del quartiere “in Lombardia” appare negli scritti solo dal 17° secolo, ossia molti secoli dopo il loro insediamento. La via, che porta il loro nome, è un omaggio tardivo. Una targa commemorativa installata all’inizio della via “rue de la Lombardie” rafforza maggiormente il ricordo dei legami tra il Vallese e la Lombardia.
Boniface de Challant, évêque de Sion de 1290 à 1308, est originaire de l’une des familles les plus puissantes du Val d’Aoste. Sachant manier avec énergie et fermeté la crosse et l’épée, il commandite la construction du château de Tourbillon, érigé au tournant du 13e siècle. Il s’inscrit ainsi dans la tradition familiale de « bâtisseurs de châteaux-forts », les Challant ayant déjà fait édifier de nombreuses forteresses dans leur vallée d’origine.
Der zwischen 1290 und 1308 als Bischof von Sitten amtierende Bonifaz de Challant stammte aus einer der einflussreichsten Familien des Aostatals. Er handhabte Bischofsstab wie Schwert mit Tatkraft und Entschlossenheit und blieb der Familientradition der “Burgenbauer” treu. Gelten doch die Challants als Auftraggeber zahlreicher Festungen in ihrer Heimatregion. Der Bau der Burganlage von Tourbillon, die um die Wende des 13. Jahrhunderts entstanden ist, wird allgemein Bonifaz de Challant zugeschrieben.
Boniface de Challant, Bishop of Sion from 1290 to 1308, came from one of the most powerful families in Val d’Aosta. As a vigorous and resolute wielder of the crook and the sword, he sponsored the construction of Tourbillon Castle, built at the turn of the 13th century. In so doing, he followed the family tradition of “builders of fortified castles”: the Challant family had already commissioned many fortresses in their home valley.
Bonifacio di Challant, vescovo di Sion dal 1290 al 1308, proviene da una delle famiglie più potenti della Valle d’Aosta. Sapendo maneggiare con forza e fermezza il pastorale e la spada, commissiona la costruzione del castello di Tourbillon, eretto al volgere del 13° secolo. S’iscrive così a pieno titolo nella tradizione familiare dei “costruttori di fortezze”, visto che gli Challant avevano già fatto edificare numerose fortezze nella loro valle d’origine.
Région la plus sèche de Suisse, le Valais central et la station météorologique de Sion enregistrent régulièrement des températures record. Sur les collines de Valère et Tourbillon, une végétation caractéristique des steppes continentales, mêlée à quelques espèces typiquement méditerranéennes, reflètent le climat d’une vallée intra-alpine. Dès le 16e siècle déjà, la faune et la flore exceptionnelles du site des collines suscitent l’intérêt des scientifiques et la valeur importante de ces milieux refuges demande aujourd’hui toute notre attention. Ponctuée par le chant des cigales en été, la présence d’espèces cultivées comme l’amandier, le figuier ou encore le grenadier, ajoute à l’agréable souvenir du Sud qui s’en dégage.
Als trockenste Region der Schweiz bekannt, verzeichnen das Zentralwallis und die Wetterstation von Sitten regelmässig Rekordtemperaturen. Auf den Felshügeln von Valeria und Tourbillon repräsentiert eine von mediterranen Arten durchzogene Steppenvegetation das kontinentale Klima eines inneralpinen Tales. Bereits seit dem 16. Jahrhundert wecken die aussergewöhnliche Fauna und Flora der Burghügel von Sitten das Interesse der Wissenschaftler. Die grosse Bedeutung als Zufluchtsort seltener Arten verlangt heute eine spezielle Rücksichtsname. Im Sommer haftet dem Ort durch den Gesang der Zikaden und Kulturpflanzen wie Mandel-, Feigen- und Granatapfelbaum eine angenehm südliche Note an.
Central Valais is Switzerland’s driest region, and Sion’s meteorological station regularly registers record temperatures. On the Valère and Tourbillon hills, the climate of an inner Alpine valley fosters characteristic continental steppe vegetation mixed with some typically Mediterranean species. From the 16th century onwards, the interest of scientists was already aroused by the unusual fauna and flora present on these hills; nowadays too, these valuable and important refuge habitats merit our fullest attention. Pleasant memories of the South abound here, as the cicadas sing during summer amid cultivated species such as almond, fig and even pomegranate trees.
Considerata la regione più secca della Svizzera, il Vallese centrale e la stazione meteorologica di Sion registrano regolarmente delle temperature record. Sulle colline di Valère e Tourbillon, una vegetazione caratteristica delle steppe continentali, mischiata ad alcune specie tipiche della vegetazione mediterranea, rispecchia il clima di una valle intra-alpina. Già dal 16°secolo, la fauna e la flora eccezionali del sito delle colline suscitano l’interesse degli scienziati e il valore importante di questi luoghi, considerati come rifugio, richiede oggi tutta la nostra attenzione. Scandita dal canto delle cicale nel periodo estivo, la presenza di specie coltivate come il mandorlo, l’albero di fico o ancora il melograno, riportano la memoria alle terre del Sud.
Jean-Baptiste Garbaccia ou Garbazzia (1790-1865) s’établit à Sion en tant que maître-maçon au début du 19e siècle. Piémontais originaire de Varallo, il fait de nombreux dons aux pauvres de la cité ainsi qu’aux établissements de charité. Cet homme généreux lègue également à la Municipalité divers bâtiments, dont l’imposante maison en bas de la ruelle qui porte aujourd’hui son nom. Démolie en 1954, cette bâtisse, un temps mise à la disposition des assistés, a laissé place à un espace baptisé en hommage à l’artiste et écrivaine Marguerite Burnat-Provins.
Der Maurermeister Jean-Baptiste Garbaccia oder Garbazzia (1790-1865) siedelte sich Anfang des 19. Jahrhunderts in Sitten an. Der gebürtige Piemonteser aus Varallo zeichnete sich durch zahlreiche Spenden zu Gunsten von Mittellosen und Wohltätigkeitseinrichtungen der Stadt aus. Der grosszügige Bürger hinterliess der Gemeinde verschiedene Immobilien, darunter das imposante Haus in der Gasse, die heute seinen Namen trägt. Dieses diente einige Zeit als Unterkunft für Unterstützungsbedürftige der Stadt. Es wurde 1954 abgerissen und wich so einem Platz zu Ehren der Schriftstellerin Marguerite Burnat-Provins.
Jean-Baptiste Garbaccia or Garbazzia (1790-1865) set up his business as a master mason in Sion at the start of the 19th century. This native of Varallo in Piedmont bestowed many gifts on the city’s poor and its charitable institutions. He also showed his generosity by bequeathing various buildings to the Municipality, including the impressive house at the bottom of the street that now bears his name. This building was placed at the disposal of people in need of social assistance before it was demolished in 1954; it made way for a space named in honour of Marguerite Burnat-Provins, the artist and writer.
Giovanni Battista Garbaccia o Garbazzia (1790-1865) si stabilisce a Sion come capomastro all’inizio del 19° secolo. Piemontese, originario di Varallo, fa numerosi doni ai poveri della città così come ad enti di beneficenza. Uomo generoso fa dono al comune anche di diversi edifici, tra i quali l’imponente casa all’inizio del vicolo a lui intestato. Il palazzetto, distrutto nel 1954 e un tempo a disposizione degli assistiti, ha lasciato il posto ad un luogo che ha preso il nome dell’artista e scrittrice Marguerite Burnat-Provins.
En 1850, des abattoirs municipaux sont construits sous le rocher de la Majorie, dans un quartier encore peu habité à l’époque. Avec l’augmentation de la population, ces locaux ne répondent plus aux normes d’hygiène dès le début du 20e siècle. Les discussions pour un nouveau bâtiment commencent. Durant les années 1930, les abattoirs déménagent à la rue de l’Industrie, lieu plus approprié. Ils y resteront près de 70 ans avant de devoir fermer, n’étant plus assez rentables. L’édifice est ensuite investi par l’Œuvre suisse d’entraide ouvrière (OSEO), le Service des sports, de la jeunesse et des loisirs ainsi que certaines sociétés locales. Le départ de l’OSEO, début 2021, offre à la Ville la possibilité d’en faire un lieu dédié à la créativité et à l’innovation au cœur du quartier Ronquoz 21.
1850 wird am Fusse des Majoria-Felsens in einem damals noch kaum bebauten Quartier ein erster städtischer Schlachthof errichtet. Dieser entspricht aufgrund des grossen Bevölkerungszuwachses bereits ab anfangs des 20. Jahrhunderts nicht mehr den Hygienenormen. Es folgen längere Verhandlungen, um einen neuen und geeigneteren Standort zu finden. In den 1930er Jahren siedelt der Schlachthof an die Rue de l’Industrie über, wird während 70 Jahren betrieben und dann aufgrund ungenügender Rentabilität geschlossen. Das Gebäude wird darauf von dem Schweizerischen Arbeitshilfswerk (SAH), dem städtischen Amt für Sport, Jugend und Freizeit wie auch lokalen Vereinen genutzt. Der Auszug des SAH eröffnet der Stadt schliesslich die Chance, mitten im Quartier von Ronquoz 21 einen Ort für Kreativität und Innovation anzusiedeln.
In 1850, municipal slaughterhouses were built under the Majorie rock, in a neighbourhood that was not very populated at the time. With the increase in population at the beginning of the 20th century, these premises no longer met hygiene standards. Discussions about a new building began. During the 1930s, the slaughterhouses moved to the ‘Rue de l’Industrie’, a more suitable location. They remained there for almost 70 years before being forced to close as they were no longer profitable. The building was then taken over by the Swiss Labour Assistance (OSEO, Œuvre suisse d’entraide ouvrière), the Sports, Youth and Leisure Service (Service des sports, de la jeunesse et des loisirs) and some local societies. The departure of the OSEO, at the beginning of 2021, offered the city the possibility of turning it into a venue dedicated to creativity and innovation in the heart of the Ronquoz 21 district.
Nel 1850 furono costruiti dei macelli comunali sotto la roccia di Majorie, in un quartiere che all’epoca era poco popolato. Con l’aumento della popolazione, all’inizio del XX secolo questi locali non soddisfacevano più gli standard igienici. Sono così iniziate le discussioni per la costruzione di un nuovo edificio. Negli anni ’30 i macelli si trasferirono nella Rue de l’Industrie, in una posizione più adatta. L’azienda rimase lì per quasi 70 anni prima di essere costretta a chiudere non essendo più abbastanza redditizia. L’edificio è stato poi preso in gestione dall’OSEO (Soccorso Operaio Svizzero,SOS), il Service des sports, de la jeunesse et des loisirs (Servizio dello sport, della gioventù e del tempo libero) e da alcune società locali. La partenza del OSEO, all’inizio del 2021, offre alla Città la possibilità di trasformarlo in un luogo dedicato alla creatività e all’innovazione nel cuore del distretto Ronquoz 21.
Fondée en 1858, la maison sédunoise des Hoirs Charles Bonvin Fils fait figure de pionnière en matière de commerce vinicole en Valais. Charles-Marie Bonvin, son fondateur, donne l’impulsion au domaine et fait connaître les vins valaisans hors du canton et de la Suisse. Son fils Charles (1858-1922) prend la relève et à sa suite, ses deux fils, Charles (1888-1937) puis Félix. Aux caves et bureaux de la rue des Vergers et de la rue des Remparts s’ajoutent en 1932, les pressoirs de l’avenue de Tourbillon, face à la gare. Ces derniers deviennent alors un centre moderne de pressurage et d’encavage, jusqu’au début des années 1990. Désaffectés pendant de nombreuses années, ces pressoirs à l’abandon attirent l’attention d’un collectif qui y voit un potentiel culturel et souhaite leur redonner vie de façon éphémère. En 2008 et durant une année, l’association « Les Caves à Charles » fait vibrer ce lieu industriel chargé d’histoire, pour lui rendre un dernier hommage avant sa démolition.
Die 1858 in Sitten gegründete Weinkellerei der Erben von Charles Bonvin und Söhne gilt als Pionierin des Weinhandels im Wallis. Charles-Marie Bonvin, Begründer des Hauses, verstand es, den Walliser Wein ausserhalb des Kantons und der Schweiz bekannt zu machen. Der Betrieb wird in der Folge von seinem Sohn Charles (1858-1922) übernommen bevor dessen Söhne Charles (1888-1937) und später Félix die Nachfolge antreten. Zum Weinkeller und den Büroräumlichkeiten in der Rue des Vergers und der Rue des Remparts gesellt sich 1932 das Gebäude mit Weinpresse an der Avenue de Tourbillon, direkt gegenüber dem Bahnhof. Dieses entwickelt sich bis anfangs der 1990er Jahre zu einer modernen Kelterei mit Weinkeller. Danach bleibt das Gebäude während einiger Jahre ungenutzt. 2008 interessiert sich ein Kollektiv für die Kelterei und sieht deren Potenzial für eine kurzfristige kulturelle Nutzung. Während einem Jahr bringt der Verein «Les Caves à Charles» den geschichtsträchtigen Ort nochmals zum Schwingen und erweist ihm, bevor er abgebrochen wird, die letzte Ehre.
Founded in 1858, the Sion-based company of Hoirs Charles Bonvin Fils is a pioneer in the wine trade in Valais. Charles-Marie Bonvin, its founder, provided the impetus to the estate and made Valais wines known outside the canton and Switzerland. His son Charles (1858-1922) took over and was followed by his two sons, Charles (1888-1937) and Félix. In 1932, the cellars and offices in the ‘Rue des Vergers’ and the ‘Rue des Remparts’ were completed by the addition of wine presses in the ‘Avenue de Tourbillon’, opposite the railway station. They became a modern pressing and cellaring centre until the early 1990s. Disused for many years, these abandoned wine presses attracted the attention of a group who saw a cultural potential in them and wanted to bring them back to life in a temporary way. In 2008 and for one year, the Charles Cellars Association (Les Caves à Charles) filled this industrial site, full of history, with life and paid it a last tribute before its demolition.
Fondata nel 1858, l’azienda sedunese Hoirs Charles Bonvin Fils, è una pioniera del commercio di vino nel Vallese. Charles-Marie Bonvin, il suo fondatore, diede impulso alla tenuta e fece conoscere i vini del Vallese al di fuori del cantone e della Svizzera. Il figlio Charles (1858-1922) prese il testimone e fu seguito dai suoi due figli, Charles (1888-1937) e Félix. Nel 1932, alle cantine e agli uffici nella Rue des Vergers e nella Rue des Remparts si aggiunsero i torchi di Avenue de Tourbillon, di fronte alla stazione. In seguito, fino all’inizio degli anni Novanta, si sono trasformati in un moderno centro di pressatura e cantina. In disuso da molti anni, questi torchi abbandonati hanno attirato l’attenzione di un gruppo che ha visto in essi un potenziale culturale e ha voluto riportarli in vita in modo temporaneo. Nel 2008 e per un anno, l’associazione “Les Caves à Charles” (Le cantine di Charles) ha riportato in vita questo luogo industriale ricco di storia, per rendergli un ultimo omaggio prima della sua demolizione.
Contrairement à ce que son nom pourrait suggérer, le Casino de Sion n’a jamais hébergé de jeux de hasard sous son toit. Destiné à resserrer les liens de la société sédunoise, l’établissement, représentatif de l’architecte Emile Vuilloud, est construit en 1861 sur décision de la Bourgeoisie de Sion. L’édifice, avec sa grande salle de fête et les différents salons de lecture et de jeux de société, est inauguré en 1865. Parallèlement, la Société du Casino est constituée et un règlement de police strict est adopté. Après presque 40 ans d’existence, la société rencontre de plus en plus de difficultés à rassembler des membres. Elle est dissoute en 1904 et le bâtiment est racheté en 1912 par la Municipalité. En 1924, pour éviter de devoir mettre à disposition, à ses frais, des locaux plus spacieux pour les séances du Parlement valaisan, le conseil communal autorise le Grand Conseil à siéger, à bien plaire, dans la salle du Casino. Rénové et agrandi de 1938 à 1939, le Casino devient le siège permanent du Grand Conseil, excluant définitivement son utilisation parallèle comme salle de fête.
Entgegen seinem Namen sind im Casino von Sitten nie Glücksspiele angeboten worden. Der repräsentative Bau des Architekten Emile Vuilloud ist vielmehr dazu bestimmt, den gesellschaftlichen Zusammenhalt unter den Sittener Bürgern zu festigen und zu pflegen. 1861 beschliesst die Burgergemeinde von Sitten die Errichtung des Gebäudes. Die Einweihung des Casinos mit seinem großen Festsaal und den verschiedenen Salons zum Lesen und für Gesellschaftsspiele findet 1865 statt. Gleichzeitig erfolgt die Gründung der Société du Casino, welche ein strenges Polizeireglement für das Casino verabschiedet. Knapp 40 Jahre nach der Gründung verzeichnet die Gesellschaft jedoch zunehmend Schwierigkeiten, Mitglieder zu werben. Sie wird 1904 aufgelöst und das Gebäude 1912 von der Gemeinde aufgekauft. Um nicht auf eigene Kosten größere Räumlichkeiten für das Walliser Parlament zur Verfügung stellen zu müssen, kommt der Gemeinderat 1924 schliesslich dem Großen Rat entgegen und gestattet ihm, vorübergehend im Saal des Casinos zu tagen. Nach den Renovierungs- und Ausbauarbeiten zwischen 1938 und 1939 wird das Casino schliesslich zum ständigen Sitz des Großen Rates – eine parallele Nutzung als Festsaal wird damit endgültig ausgeschlossen.
Contrary to what one might think of when considering its name, the Casino of Sion never hosted any gambling activities. The building was erected in 1861 upon approval of the Bourgeoisie of Sion. Well represeting the works of Emile Vuilloud, it aimed at reinforcing the bounds within the community members of Sion. The building was inaugurated in 1865 and consists of a huge hall for celebrations and several salons for reading and playing board games.
The ‘‘Société du Casino’’ was established concurrently and strict police regulations were enforced. Nearly 40 years later it was becoming harder and harder for the society to attract members, so it was dissolved in 1904 and the Municipality bought the building in 1912. In 1924, the town council -to avoid the costs that would have been encured by renting rooms more spacious for the meetings of the Parlement of Valais- gave the Grand Conseil the permission to sit ‘‘à bien plaire’’ (temporarily, so long as the Conseil approves of it) in the hall oft he Casino. It was renovated and extended between 1938 and 1939 and became the permanent seat of the Great Conseil, thus definitely excluding the possibilities to concurrently use it as a banquet hall.
Contrariamente a quanto potrebbe suggerire il nome, il Casinò di Sion non ha mai ospitato i giochi d’azzardo sotto il suo tetto. Destinato a rafforzare i legami della società di Sion, l’edificio rappresentativo dell’epoca, fu progettato dall’architetto Emile Vuilloud nel 1861 per decisione della borghesia di Sion. L’edificio con il grande salone delle feste e le varie sale di lettura e di giochi da tavolo, venne inaugurato nel 1865. Allo stesso tempo venne costituita la “Società del Casinò” e furono adottati severi regolamenti di polizia. Dopo quasi 40 anni di esistenza, la società trova sempre più difficoltà a riunire i membri. Fu sciolta nel 1904 e l’edificio fu acquistato nel 1912 dal Comune. Nel 1924, per evitare di dover fornire, a proprie spese, locali più spaziosi per le sedute del Parlamento vallesano, il Consiglio comunale autorizzò il Gran Consiglio a riunirsi, a suo piacimento, nella sala del Casinò. Ristrutturato e ampliato dal 1938 al 1939, il Casinò divenne la sede permanente del Gran Consiglio, escludendo definitivamente il suo utilizzo parallelo come salone delle feste.
En matière de gastronomie, l’histoire a longtemps oublié un enfant du pays. Originaire de Vex, un certain Joseph Favre (1844-1903) s’illustre en tant que pionnier de la « science et de l’hygiène culinaire ». Après un apprentissage de trois ans, vraisemblablement à l’Hôtel de la Poste, à l’époque l’un des plus prestigieux hôtels de Sion, il sillonne la Suisse et l’Europe pour parfaire son art. Anarchiste à ses heures, Joseph Favre se fait surtout connaître par son acharnement à rendre à la cuisine ses lettres de noblesse. Il publie notamment dès 1877 le premier journal de cuisine écrit par des cuisiniers et participe aux premiers concours et expositions culinaires. Dès 1883, ce théoricien progressiste consacre sa vie à la rédaction de son monumental « Dictionnaire universel de cuisine pratique et d’hygiène alimentaire ». Il est également à l’origine de la fondation de l’Académie culinaire de France en 1883.
Im Bereich der Gastronomie blieb der Walliser Joseph Favre (1844-1903) der breiten Öffentlichkeit lange unbekannt. Der aus Vex stammende Koch hat sich als Pionier der Kulinarik und wissenschaftlichen Küchenhygiene bekannt gemacht. Nach einer dreijährigen Lehre, vermutlich im damals renommierten Hotel Post in Sitten, bereist er die Schweiz und Europa und erweitert seine Kochkunst. Kurze Zeit einer anarchistischen Bewegung verschrieben, zeichnet sich Favre insbesondere durch sein hartnäckiges Engagement für eine moderne Ess- und Kochkultur aus. Ab 1877 veröffentlicht er die erste, von einem Koch verfasste Kochzeitschrift und nimmt an ersten Kochwettbewerben und kulinarischen Ausstellungen teil. Ab 1883 widmet sich der fortschrittliche Theoretiker ganz dem Verfassen seines bedeutendsten Werkes, dem «Universallexikon des Kochens und der Lebensmittelhygiene». Er ist ebenfalls Begründer der 1883 entstandenen «Académie culinaire de France».
When it comes to gastronomy, history has long forgotten a local youngster. Originally from Vex, a certain Joseph Favre (1844-1903) distinguished himself as a pioneer of “culinary science and hygiene”. After a three-year apprenticeship, probably at the Hôtel de la Poste, which was one of the most prestigious hotels in Sion at the time, he travelled throughout Switzerland and Europe to perfect his art. An anarchist at times, Joseph Favre is best known for his determination to give nobility back to cuisine. In 1877, he published the first cooking journal written by cooks and he took part in the first culinary competitions and exhibitions. From 1883, this progressive theorist devoted his life to writing his monumental “Universal Dictionary of Practical Cooking and Food Hygiene”. He was also a founder of the French Culinary Academy in 1883.
Quando si parla di gastronomia, la storia ha dimenticato da tempo un ragazzo del posto. Originario di Vex, un certo Joseph Favre (1844-1903) si distinse come pioniere della “scienza e dell’igiene culinaria”. Dopo un apprendistato di tre anni, probabilmente presso l’Hôtel de la Poste, all’epoca uno degli alberghi più prestigiosi di Sion, viaggiò in tutta la Svizzera e in Europa per perfezionare la sua arte. A volte anarchico, Joseph Favre è noto soprattutto per la sua determinazione a dare alla cucina le sue lettere di nobiltà. Nel 1877 pubblicò il primo giornale di cucina scritto da cuochi e partecipò ai primi concorsi e mostre culinarie. A partire dal 1883, questo teorico progressista si dedicò alla stesura del suo monumentale “Dictionnaire universel de cuisine pratique et d’hygiène alimentaire”. A lui si deve anche la fondazione dell’Accademia culinaria francese nel 1883.
Il aura fallu du temps pour que la bière s’impose en Valais, pays du vin par excellence. Malgré l’interdiction de ce « breuvage inhabituel » en 1802 par les autorités valaisannes, plusieurs brasseries s’installent dans la région sédunoise au cours du 19e siècle. En 1865, Maurice de Quay, pharmacien hollandais, en ouvre une au nord de la ville de Sion. A la même période environ, la brasserie Koebel, Aymon et Cie est également active à Bramois. Pour produire une bière de qualité, les deux entreprises recrutent leurs employés en Suisse allemande, voire en Allemagne. Vers la fin du 19e siècle, la brasserie de Quay est reprise par Johan Hofer et celle de Bramois passe aux mains des frères Fertig. En 1926, elles fusionnent pour devenir la Brasserie Valaisanne telle qu’on la connait aujourd’hui. Dès 1950, l’entreprise s’industrialise avec, notamment, des installations frigorifiques qui remplacent la glacière.
Es ging eine ganze Weile, bis sich das Bier in dem vom Weinbau geprägten Wallis durchsetzt. Obwohl die Walliser Behörden das «ungewohnte Gebräu» verbieten, siedeln sich im Laufe des 19. Jahrhunderts mehrere Bierbrauereien in der Region Sitten an. 1865 eröffnet der holländische Apotheker Maurice de Quay im Norden der Stadt Sitten eine Brauerei. Etwa zur gleichen Zeit wird bei Koebel, Aymon et Cie in Bramois ebenfalls Bier gebraut. Zur Herstellung eines hochwertigen Bieres, heuern beide Unternehmen ihre Mitarbeiter in der Deutschschweiz oder gar in Deutschland an. Ende des 19. Jahrhunderts wird die Brauerei de Quay von Johan Hofer übernommen und die Brauerei in Bramois geht in den Besitz der Gebrüder Fertig über. 1926 fusionieren die beiden Unternehmen unter dem Namen Walliser Brauerei, welche bis heute noch besteht. Ab den 1950er Jahren wird die Produktion unter anderem durch die Installation von Kühlanlagen industrialisiert, die den Eiskeller ersetzen.
It took a long time for brewing beer to become established in Valais, a wine country par excellence. Despite the ban on this “unusual beverage” in 1802 by the Valais authorities, several breweries were set up in the Sion region during the 19th century. In 1865, Maurice de Quay, a Dutch pharmacist, opened one in the northern part of the city of Sion. Around the same time, the brewery Koebel, Aymon & Cie was also active in Bramois. In order to produce quality beer, both companies recruited their employees in German-speaking Switzerland, and even in Germany. Towards the end of the 19th century, the Quay brewery was taken over by Johan Hofer and the Bramois brewery was taken over by the Fertig brothers. In 1926, they merged to become the Brasserie Valaisanne as we know it today. From 1950 onwards, the company became more industrial, with refrigeration facilities replacing the icebox.
Ci è voluto molto tempo affinché la birra si affermasse in Vallese, la terra del vino per eccellenza. Nonostante il divieto di questa “bevanda insolita” nel 1802 da parte delle autorità vallesane, nel corso del XIX secolo nella regione sedunese sono state aperte diverse birrerie. Nel 1865, Maurice de Quay, un farmacista olandese, aprì una fabbrica di birra a nord della città di Sion.
All’incirca nello stesso periodo, anche la birreria Koebel, Aymon et Cie era attiva a Bramois. Per produrre birra di qualità, entrambe le aziende reclutarono i propri dipendenti dalla Svizzera tedesca e persino dalla Germania. Verso la fine del XIX secolo, il birrificio Quay fu rilevato da Johan Hofer e il birrificio di Bramois dai fratelli Fertig. Nel 1926 si fusero per diventare la Brasserie Valaisanne come la conosciamo oggi. Dal 1950 in poi, l’azienda divenne più industriale, con impianti di refrigerazione che sostituirono la ghiacciaia.
Contrairement à ce que pourrait suggérer son nom, la Reinette (monstrueuse) du Canada a ses origines en France. Elle est décrite pour la première fois en 1771 par le botaniste du Roi, Pierre Andrieux. Son introduction dans les vergers valaisans coïncide avec la première correction du Rhône (1863-1894). Les terres gagnées par l’assèchement de la plaine offrent en effet un terroir particulièrement propice à sa culture. Dès la fin du 19e siècle, la pomme Canada devient la variété emblématique des vergers et pré-vergers à hautes tiges de Bramois, d’où elle était exportée jusque dans la capitale française. Aujourd’hui, les vergers de Sion et de Vex sont dans les derniers en Suisse où cette variété ancienne est encore présente et replantée, notamment sur les terrains de la Bourgeoisie de Sion. Celle-ci offre chaque automne une cagette de ces pommes aux bourgeois. Pomme de garde par excellence, la Canada est tout particulièrement appréciée pour sa chair fondante et la saveur douce et acidulée de son jus.
Anders als es der Name vermuten lässt, hat die Kanada-Reinette ihren Ursprung in Frankreich. Sie wird erstmals 1771 von dem königlichen Botaniker Pierre Andrieux beschrieben. Die Einführung der Apfelsorte im Wallis fällt mit der ersten Rhonekorrektur (1863-1894) zusammen. Die Trockenlegung der Rhoneebene bietet einen besonders geeigneten Boden für den Anbau der Apfelsorte. Ab Ende des 19. Jahrhunderts entwickelt sich die Kanada-Reinette zur emblematischen Apfelsorte der Hochstamm und Wiesenobstgärten von Bramois und wird bis nach Paris exportiert. Heute ist diese alte Apfelsorte in der Schweiz insbesondere noch in den Obstgärten von Sitten und Vex anzutreffen und wird nicht zuletzt auf den Grundstücken der Burgergemeinde von Sitten neu angepflanzt. Jeden Herbst verteilt diese ihren Burgern eine Kiste Kanada-Reinetten. Als Lagerapfel beliebt, wird das Tafelobst ganz besonders für sein zart-schmelzendes Fruchtfleisch und den süss-säuerlichen Geschmack seines Saftes geschätzt.
Contrary to what its name might suggest, the Reinette (Monstrueuse) of Canada has its origins in France. It was first described in 1771 by the King’s botanist, Pierre Andrieux. Its introduction into Valais orchards coincided with the first correction of the Rhône River (1863-1894). The land obtained by the draining of the plain offered a particularly favourable soil for the cultivation of this variety. From the end of the 19th century, the Canada apple became the emblematic variety of orchards and orchard meadows of Bramois, from where it was exported all the way to the French capital. Today, the orchards of Sion and Vex are some of the only ones in Switzerland where this old variety is still present and replanted, notably on the grounds belonging to the Bourgeoisie of Sion. Every autumn, the Bourgeoisie offers a crate of these apples to its members. The Canada apple is particularly appreciated for its melt-in-the-mouth flesh and the sweet, tangy taste of its juice.
Contrariamente a quanto potrebbe far pensare il nome, la Reinette (mostruosa) del Canada ha origini francesi. Fu descritta per la prima volta nel 1771 dal botanico del re, Pierre Andrieux. La sua introduzione nei frutteti vallesani coincise con la prima correzione del Rodano (1863-1894).
I terreni bonificati dal drenaggio della pianura offrivano un terreno particolarmente favorevole alla sua coltivazione. Dalla fine del XIX secolo, la mela Canada divenne la varietà emblematica dei frutteti e dei pre-frutteti ad alto fusto di Bramois, da dove veniva esportata nella capitale francese.
Oggi i frutteti di Sion e Vex sono gli unici in Svizzera in cui questa vecchia varietà è ancora presente e viene ripiantata, in particolare nei terreni del patriziato di Sion. Ogni autunno, quest’ultimo offre una cassa di queste mele ai suoi patrizi. La Canada è la mela per eccellenza, particolarmente apprezzata per la sua polpa fondente e per il sapore dolce e acidulo del suo succo.
Entrepreneur piémontais né en 1845, Michel Fasanino œuvre à Sion dès son établissement en 1883. A cette époque, la ville ressemble davantage à un bourg agricole qu’à une cité urbaine. Jusqu’à son décès en 1923, Fasanino contribue notablement à son expansion. Il collabore également avec les deux architectes incontournables de l’époque, Joseph de Kalbermatten et Joseph Dufour. Ce patron bienveillant dirige son affaire prospère en bon père de famille et laisse de nombreuses réalisations, en partie disparues aujourd’hui.
Der 1845 geborene piemontesische Baumeister Michel Fasanino liess sich im Jahre 1883 in Sitten nieder. In der noch stark bäuerlich geprägten Stadt trug Fasanino bis zu seinem Tod im Jahre 1923 massgeblich zur Stadtentwicklung bei. Er arbeitete ebenfalls mit Joseph de Kalbermatten und Joseph Dufour zusammen. Diese gehörten zu den führenden Architekten jener Zeit. Der wohlwollende Arbeitgeber führte ein florierendes Geschäft und hinterliess ein umfassendes Lebenswerk, von dem heute zahlreiche Bauten abgebrochen worden sind.
Michel Fasanino, a Piedmont entrepreneur born in 1845, worked at Sion after setting up business there in 1883. In those days, Sion resembled an agricultural township rather than an urban centre. Fasanino played an outstanding part in the city’s expansion until his death in 1923. He also collaborated with the two most prominent architects of the period: Joseph de Kalbermatten and Joseph Dufour. This benevolent employer ran his prosperous business like a good family man. His legacy included many buildings, although some of them have since disappeared.
Imprenditore piemontese nato nel 1845, Michel Fasanino lavora a Sion sin dal suo insediamento nel 1883. A quell’epoca, la città assomiglia maggiormente ad un borgo agricolo che ad una città urbana. Fino alla sua morte nel 1923, Fasanino contribuisce in modo notevole all’espansione della città. Collabora con due architetti di spicco dell’epoca, Joseph de Kalbermatten e Joseph Dufour. Capo benevolo dirige la sua attività prospera come un buon padre di famiglia e lascia innumerevoli opere, ad oggi in parte distrutte.
Le premier essai d’éclairage public électrique à Sion a lieu en mars 1884 à la Grenette. Amenés à remplacer les réverbères à gaz, une douzaine de lampadaires de huit mètres de haut sont déjà installés une dizaine d’années plus tard. Ce n’est qu’en 1896 que l’éclairage public se démocratise dans les rues du Grand-Pont, de Lausanne et du Rhône suite à la construction de l’usine électrique de Marius Dumont à Bramois et de son réseau de fils électriques à travers Sion.
Der erste Test zur Elektrifizierung der Straßenbeleuchtung von Sitten fand im März 1884 bei der ehemaligen Markthalle „La Grenette“ statt. Bereits zehn Jahre später ersetzte ein Dutzend acht Meter hohe Straßenlaternen die ersten Gaslaternen. Zur Generalisierung der öffentlichen Beleuchtung auf dem Grand-Pont, in der Rue de Lausanne und der Rue du Rhône kommt es jedoch erst 1896 nach dem Bau des Wasserkraftwerkes von Marius Dumont und der Installation seiner Stromversorgung in den Strassen Sittens.
The first test of electric street lighting in Sion took place in March 1884 at La Grenette. Around twelve eight-metre-high streetlights were installed some ten years later to replace gas-fueled streetlights. It was not until 1896 that street lighting became more popular in the streets of Le Grand-Pont, Lausanne and du Rhône following the construction of Marius Dumont’s power factory in Bramois and its network of electric wires through Sion.
Le premier essai d’éclairage public électrique à Sion a lieu en mars 1884 à la Grenette. Amenés à remplacer les réverbères à gaz, une douzaine de lampadaires de huit mètres de haut sont déjà installés une dizaine d’années plus tard. Ce n’est qu’en 1896 que l’éclairage public se démocratise dans les rues du Grand-Pont, de Lausanne et du Rhône suite à la construction de l’usine électrique de Marius Dumont à Bramois et de son réseau de fils électriques à travers Sion.
A la fin du 19e siècle, les multiples réclamations quant à la qualité et à la quantité de l’eau potable des fontaines forcent la Municipalité à réagir. En 1895, elle confie l’exécution d’un réseau d’eau potable relié à un grand réservoir à Platta à l’entreprise Dumont&fils. Cependant, les installations mises en service dès 1897, se révèlent non-conformes à plusieurs titres. Ainsi, les autorités reconsidèrent le captage des sources de la Fille et des Fontannées inauguré en 1901. Depuis, l’augmentation constante de la consommation d’eau contraint les services industriels de la Ville à trouver sans relâche de nouvelles sources d’approvisionnement. Dès 1931, le puits de Sainte-Marguerite pare aux cas d’urgence et, en 1951 et 1964, le deuxième et troisième réservoir de Tourbillon sont mis en service. Aujourd’hui, la mise en valeur de cette ressource fragile et la sensibilisation de la population à une consommation responsable représentent plus que jamais les défis de demain.
Ende des 19. Jahrhunderts zwingen zahlreiche Beschwerden, welche Qualität und Menge des Trinkwassers in den Brunnen bemängeln, die Stadtverwaltung zum Handeln. Letztere beauftragt 1895 das Unternehmen Dumont&Söhne mit der Planung einer zentralen Wasserversorgung, zu welcher ebenfalls das Reservoir in Platta zählt. Die 1897 in Betrieb genommene Anlage erweist sich jedoch von Anfang an und in verschiedenen Punkten als nicht konform. Die Fassung der Quellen «de la Fille» und «des Fontanées» wird daher durch die Stadtbehörden wiedererwägt und 1901 eingeweiht. Seither verpflichtet der stetig steigende Trinkwasserverbrauch die Stadtwerke, immer neue Wasserquellen zu erschliessen. Ab 1931 beugt das Grundwasserpumpwerk von Sainte-Marguerite Notsituationen vor, 1951 und 1964 werden das zweite und das dritte Reservoir in Tourbillon in Betrieb genommen. Heute stellen die Erschliessung dieser lebenswichtigen Ressource und die Sensibilisierung der Bevölkerung für einen verantwortungsvollen Verbrauch mehr denn je eine Herausforderung für die Zukunft dar.
At the end of the 19th century, the numerous complaints about the quality and quantity of the drinking water from the fountains forced the Municipality to react. In 1895, it appointed the Dumont&fils company to execute the construction of a drinking water network connected to a large reservoir in Platta. However, the installations put into service in 1897 proved to be non-compliant in several respects. Thus, the authorities reconsidered the catchment of the Fille and Fontannées springs, which were inaugurated in 1901. The constant increase in water consumption forced the city’s industrial services to find new sources of supply. From 1931, the Sainte-Marguerite well was used for emergencies and, in 1951 and 1964, the second and third Tourbillon reservoirs were put into service respectively. Today, the development of this fragile resource and the raising of public awareness about responsible consumption are more than ever the challenges of tomorrow.
Alla fine del XIX secolo, le numerose lamentele per la qualità e la quantità dell’acqua potabile delle fontane costrinsero il comune a reagire. Nel 1895, affidò la costruzione di una rete di acqua potabile collegata a un grande serbatoio a Platta alla società Dumont&fils. Tuttavia, gli impianti messi in servizio nel 1897 si rivelarono non conformi sotto diversi aspetti. Le autorità quindi riconsiderarono il bacino di raccolta delle sorgenti Fille e Fontannées, inaugurate nel 1901. Da allora, il costante aumento del consumo di acqua ha costretto i servizi industriali della città a trovare nuove fonti di approvvigionamento. Dal 1931, il pozzo di Sainte-Marguerite fu utilizzato per le emergenze e, nel 1951 e nel 1964, furono messi in funzione il secondo e il terzo serbatoio di Tourbillon. Oggi, lo sviluppo di questa fragile risorsa e la sensibilizzazione della popolazione a un consumo responsabile sono più che mai le sfide del domani.
Important les compétences nécessaires au travail de la pierre, des marbriers et sculpteurs originaires du Val d’Ossola dominent le secteur dès la fin du 19e siècle et contribuent largement à l’essor de la ville du 20e siècle. En 1906, les frères Nichini déploient leur activité à Sion et marquent durant trois générations la construction en pierre de la cité. Exploitant d’une carrière à Bramois, Albert Nichini, devient par la suite propriétaire de la carrière d’Evolène, dont les pierres ornent de nombreux bâtiments et monuments de la ville.
Ab Ende des 19. Jahrhunderts dominieren die für ihre Fachkenntnis bekannten Steinhauer und Steinmetze aus dem Val d’Ossola den Berufszweig der Steinbearbeitung und tragen massgeblich zur Stadtentwicklung im 20. Jahrhundert bei. Die Gebrüder Nichini nehmen im Jahr 1906 ihre Tätigkeit in Sitten auf und prägen über drei Generationen den Steinbau der Stadt. Vorerst Betreiber eines Steinbruchs in Bramois, erwirbt Albert Nichini später den Steinbruch von Evolène, dessen Steinplatten zahlreiche Gebäude und Denkmäler der Stadt schmücken.
Marble masons and sculptors from Val d’Ossola brought with them the skills needed to work with stone; they dominated the industry from the late 19th century onwards and played a key part in the city’s dynamic growth in the 20th century. The Nichini brothers set up their business at Sion in 1906 and for three generations, they left their mark on the city’s stone architecture. Albert Nichini operated a quarry at Bramois and then became the owner of the Evolène quarry, which supplied stone to decorate many of the city’s buildings and monuments.
Ritenute importanti le competenze necessarie al lavoro della pietra, marmisti e scultori originari della Val d’Ossola dominano il settore dalla fine del 19° secolo e contribuiscono notevolmente all’espansione della città del 20° secolo. Nel 1906, i fratelli Nichini sviluppano la loro attività a Sion e segnano per tre generazioni il settore della costruzione in pietra della città. Esercente di una cava a Bramois, Albert Nichini diventa in seguito il proprietario della cava di Evolène, le cui pietre abbelliscono numerosi edifici e monumenti della città.
L’hôtel de la Poste aurait été le premier établissement à installer des baignoires, dès 1897, peu de temps après l’introduction de l’eau à tous les étages et dépendances. Jusqu’à la fin du 19ème siècle, les habitations sédunoises n’étaient pas encore pourvues de canalisations d’eau. Les premières salles de bain apparaissent d’abord dans les hôtels et foyers de l’élite bourgeoise. A la rue de Conthey, la maison Elsig, construite entre 1913 et 1915, est l’un des rares exemples de privés ayant fait installer un système sanitaire moderne à cette époque.
Im Hotel de la Poste wurden wohl ab 1897 die ersten Badewannen installiert, kurz nachdem alle Etagen und Nebengebäude mit fliessendem Wasser ausgestattet waren. Erst nach Ende des 19. Jahrhunderts waren die Häuser der Stadt Sitten an eine zentrale Wasserversorgung angeschlossen. Die ersten Badezimmer treten in Hotels und Wohnhäusern der bürgerlichen Elite auf. Das zwischen 1913 und 1915 erbaute Haus der Familie Elsig an der Rue de Conthey ist eines der wenigen Privathäuser, in denen zu dieser Zeit bereits moderne sanitäre Anlagen eingerichtet wurden.
The Hôtel de la Poste was probably the first establishment to install bathtubs, starting in 1897 – shortly after water was piped into all its storeys and annexes. Until the end of the 19th century, houses in Sion still had no water pipes. The first bathrooms appeared in hotels and the homes of the bourgeois elite. The Elsig house on rue de Conthey, built between 1913 and 1915, has one of the few examples of a privately installed sanitation system that was modern in its day.
L’hôtel de la Poste aurait été le premier établissement à installer des baignoires, dès 1897, peu de temps après l’introduction de l’eau à tous les étages et dépendances. Jusqu’à la fin du 19ème siècle, les habitations sédunoises n’étaient pas encore pourvues de canalisations d’eau. Les premières salles de bain apparaissent d’abord dans les hôtels et foyers de l’élite bourgeoise. A la rue de Conthey, la maison Elsig, construite entre 1913 et 1915, est l’un des rares exemples de privés ayant fait installer un système sanitaire moderne à cette époque.
Créé en 1909, le FC Sion disputa sa première rencontre contre Aigle sur la place de la Planta, champ de foires devenu momentanément ʺstade municipalʺ. Dans les années 1900-1920, sous le ciel valaisan, la pratique du football était plus que rudimentaire : règles confuses, équipements inadéquats, infrastructures chaotiques. Mais elle offrait du moins la souplesse de pouvoir être exercée de manière improvisée un peu partout, dans les rues et sur les places publiques.
Der 1909 gegründete FC Sitten trug sein erstes Heimspiel gegen Aigle auf dem Plantaplatz aus. Das Viehmarkt- und Festgelände mutierte kurzerhand zum städtischen Stadion. In den Jahren zwischen 1900 bis 1920 wurde im Wallis noch ein einfacher Fussball gespielt: undurchschaubare Regeln, unangemessene Ausrüstung und eine chaotische Infrastruktur waren damals üblich. Dies hatte aber den Vorteil, dass das Fussballspielen überall, sei es auf Strassen oder auf öffentlichen Plätzen, praktiziert werden konnte.
Founded in 1909, FC Sion played its first match against Aigle on the Place de la Planta, a fairground that temporarily became the “municipal stadium”. In the years from 1900 to 1920, conditions for football under the skies of Valais were rudimentary, to say the least: confused rules, inadequate equipment and shambolic infrastructure. But if nothing else, this situation allowed flexibility for the game to be played on an improvised basis more or less anywhere – including streets and public areas.
Créé en 1909, le FC Sion disputa sa première rencontre contre Aigle sur la place de la Planta, champ de foires devenu momentanément ʺstade municipalʺ. Dans les années 1900-1920, sous le ciel valaisan, la pratique du football était plus que rudimentaire : règles confuses, équipements inadéquats, infrastructures chaotiques. Mais elle offrait du moins la souplesse de pouvoir être exercée de manière improvisée un peu partout, dans les rues et sur les places publiques.
Depuis l’Antiquité, bâtisseurs, maître-maçons et entrepreneurs italiens marquent la construction en pierre de la cité sédunoise et du Valais. Reconnus pour leur savoir-faire artisanal et leur force de travail exemplaires, des entrepreneurs italiens feront également partie, en 1919, des membres fondateurs de l’Association Valaisanne des Entrepreneurs. Si ces « étrangers » seront perçus comme une menace lors des grandes crises économiques du 20e siècle, le secteur de la construction compte aujourd’hui encore de nombreux entrepreneurs d’origine transalpine.
Seit der Antike prägen italienische Baumeister, Maurermeister und Unternehmer die Steinbauweise der Stadt Sitten und des Wallis. Bekannt für ihr handwerkliches Können und ihre unermüdliche Arbeitskraft, gehören 1919 ebenfalls italienische Baumeister zu den Gründungsmitgliedern des Walliser Baumeisterverbandes. Zwar werden diese “Fremdarbeiter” während den grossen Wirtschaftskrisen des 20. Jahrhunderts als Bedrohung wahrgenommen, doch prägen noch heute zahlreiche italienischstämmige Unternehmer den Bausektor.
Since ancient times, Italian builders, master masons and contractors have left their mark on the stone architecture that typifies the city of Sion and Valais canton. Italian contractors were renowned for their craftsmanship and their outstanding labour force; in 1919, they were also among the founding members of the Valais Association of Building Contractors. These “foreigners” were viewed as a threat during the major economic crises of the 20th century, but today’s construction sector still includes many contractors who trace their origins to the southern side of the Alps.
Dall’antichità, costruttori, capimastri e imprenditori italiani segnano il settore della costruzione in pietra della città di Sion e del Vallese. Riconosciuti per il loro know-how, le loro competenze nell’artigianato e la loro forza lavoro esemplari, gli imprenditori italiani faranno parte nel 1919 dei membri fondatori dell’Associazione vallesana degli Imprenditori. Se questi “stranieri” sono considerati come una minaccia durante le grandi crisi economiche del 20° secolo, il settore dell’edilizia conta ancora oggi numerosi imprenditori di origine transalpina.
Après une tentative infructueuse à l’aube du 20e siècle, les Minoteries de Plainpalais (Genève) ouvrent une succursale à Sion en 1919. Le Moulin de Sion, entreprise d’importance pour le développement économique du Valais, s’agrandit rapidement. Les premiers silos en béton armé sont construits en 1925. Un peu moins de 15 ans plus tard, il faut en édifier d’autres. Le complexe continue de s’étendre jusqu’en 1980. Au fil du temps, les techniques évoluent et, dès 1984, les opérations sont entièrement automatisées. Le Moulin de Sion est alors un des plus modernes d’Europe ! Suite à l’obtention du label AOC pour le pain de seigle – premier pain d’Europe à le recevoir –, le Moulin de Sion se consacre entièrement à la fabrication de la farine de seigle. En 2015, la production est déplacée à Naters et le bâtiment peut alors être totalement réaffecté. Tout en conservant son apparence extérieure, les lieux accueillent désormais restaurants, fitness, bureaux et appartements notamment.
Nach einem erfolglosen Niederlassungsversuch zu Beginn des 20. Jahrhunderts eröffnen die Minoteries de Plainpalais (Genf) schliesslich 1919 eine Zweigstelle in Sitten. Die Mühle von Sitten nimmt in der wirtschaftlichen Entwicklung des Wallis eine wichtige Stellung ein und wird schon nach kurzer Zeit ausgebaut. 1925 entstehen die ersten Silos aus Stahlbeton. Nur knapp 15 Jahre später, werden weitere Silos erstellt. Bis 1980 wird der Mühlenkomplex kontinuierlich erweitert und die Mühlentechnik modernisiert. Ab 1984 wird der Betrieb schliesslich vollständig automatisiert. Die Mühle Sitten zählt zu dieser Zeit zu einem der modernsten Betriebe Europas! Nach dem Eintrag des Walliser Roggenbrotes ins Register der Ursprungsbezeichnung (GUB) – das erste Brot in Europa mit dieser Bezeichnung – widmet sich die Mühle Sitten ganz der Herstellung von Roggenmehl. 2015 wird die Produktion nach Naters verlegt und die Industriebrache wird vollständig umgenutzt. Das äussere Erscheinungsbild der Mühle bleibt erhalten, der Gebäudekomplex beherbergt jedoch neu verschiedene Restaurants, ein Fitnesscenter, Büroräumlichkeiten und moderne Wohnungen.
After an unsuccessful attempt at the beginning of the 20th century, the Minoteries de Plainpalais (Geneva) opened a branch in Sion in 1919. The Moulin de Sion (Mill of Sion), an important company for the economic development of Valais, expanded rapidly. The first reinforced concrete silos were built in 1925. A little less than 15 years later, others had to be built. The complex continued to expand until 1980. Over time, technologies evolved and, in 1984, operations were fully automated. The Moulin de Sion became one of the most modern in Europe! After obtaining the AOC (PDO) label for rye bread – the first bread in Europe to receive it – the Moulin de Sion devoted itself entirely to the production of rye flour. In 2015, production was moved to Naters and the building’s function was completely reassigned. While retaining its external appearance, the premises now house restaurants, fitness centres, offices and flats, among other things.
Dopo un tentativo fallito all’inizio del XX secolo, i mulini di Plainpalais (Ginevra) aprirono una filiale a Sion nel 1919. Il Moulin de Sion, un’azienda importante per lo sviluppo economico del Vallese, si espanse rapidamente. I primi silos in cemento armato furono costruiti nel 1925. Poco meno di 15 anni dopo, è stato necessario costruirne altri. Il complesso continuò ad espandersi fino al 1980. Nel corso del tempo, le tecniche si sono evolute e, a partire dal 1984, le operazioni sono state completamente automatizzate. Il Moulin de Sion è diventato così uno dei più moderni d’Europa! Dopo aver ottenuto il marchio AOC per il pane di segale – il primo pane in Europa a riceverlo – il Moulin de Sion si è dedicato interamente alla produzione di farina di segale. Nel 2015 la produzione si è spostata a Naters e l’edificio ha potuto essere completamente riutilizzato. Pur mantenendo il suo aspetto esterno, i locali ospitano oggi, tra l’altro, ristoranti, centri fitness, uffici e appartamenti.
Construite en 1922 en bordure de ville mais à l’abri des regards, la piscine de la Blancherie est la première piscine publique de Sion, mais également du canton. Le projet est initié par une société privée. Sa construction est loin d’être un fleuve tranquille. Les déboires financiers poursuivent longtemps l’établissement, jusqu’à sa reprise par la Ville. Malgré des débuts chaotiques, la piscine trouve rapidement son public et joue un rôle social important dans la communauté sédunoise. Cependant, un point de discorde, et non des moindres, marque l’histoire de l’établissement et concerne sans surprise la mixité. En effet, l’accès à la piscine était initialement réservé aux hommes ou aux femmes selon des horaires bien séparés. Elle ne devient ouverte à tous simultanément que progressivement au début des années 1930, non sans heurts et polémiques…
1922 entsteht am Stadtrand von Sitten, aber dennoch gut verborgen vor begehrlichen Blicken, das Schwimmbad La Blancherie. Es ist das erste öffentliche Freibad der Stadt Sitten aber auch des ganzen Kantons Wallis. Auf Initiative einer privaten Gesellschaft angeregt, stellen sich Bau und Betrieb der Badeanstalt jedoch als alles andere als ein ruhiger Fluss heraus. Finanzielle Schwierigkeiten stehen an der Tagesordnung, bis das Freibad schliesslich von der Stadt übernommen wird. Trotz der schwierigen Ausgangslage erfreut sich das Schwimmbad rasch grosser Beliebtheit und spielt eine wichtige soziale Rolle in der Bevölkerung von Sitten. Ein nicht unwesentlicher Streitpunkt prägt jedoch die Geschichte der Einrichtung und betrifft, wie könnte es anders sein, die Geschlechtertrennung. Tatsächlich war der Zugang zum Schwimmbad ursprünglich Männern oder Frauen nach klar getrennten Zeiten vorbehalten. Erst Anfang der 1930er Jahre wurden die nach Geschlechtern getrennten Öffnungszeiten nach und nach abgeschafft, was bisweilen für erheblichen Zündstoff sorgt…
Built in 1922 on the edge of town but hidden from public view, the Blancherie swimming pool was the first public pool in Sion, and of the canton as well. The project was launched by a private company. The history of how it got built was not a smooth process : the institution had to deal continuously with financial setbacks until the commune took over the case. Despite a chaotic start, the pool quickly found its audience and played an important social role in Sion’s community. However, one crucial point of contention marks the history of the institution, which without great surprise, concerns gender mixing. Initially, men and women had access to the swimming pool at separate time slots. It was only gradually opened up to everyone at the same time in the early 1930s, and not without controversy…
Costruita nel 1922 ai margini della città, ma al riparo dagli sguardi, la piscina della Blancherie è la prima piscina pubblica di Sion, ma anche del Cantone. Il progetto fu avviato da una società privata. La sua costruzione è lungi dall’essere un lungo fiume tranquillo. Le difficoltà finanziarie perseguitarono a lungo la struttura, finché non fu ripresa dalla città. Nonostante gli inizi caotici, la piscina trovò rapidamente il suo pubblico e svolse un importante ruolo sociale nella comunità di Sion. Tuttavia, un punto di contesa, non di minore importanza, ha segnato la storia della struttura e riguardava ovviamente la coesistenza. Inizialmente, l’accesso alla piscina era riservato a uomini e donne in orari separati. Solo all’inizio degli anni ’30 fu progressivamente aperto a tutti, non senza scontri e polemiche …
Le 17 novembre 1935, les salons de l’Hôtel de la Planta accueillent la première exposition et concours d’art culinaire du Valais. Si la mise en valeur des produits du pays et l’art culinaire sont représentés lors de fêtes des vignerons, il faudra cependant attendre 1973 pour voir s’organiser, à Sierre, un autre concours culinaire. A cette occasion, un membre du jury souligne déjà à quel point l’art du bien manger est en train de se perdre. L’avènement du fast-food et l’industrialisation de la filière alimentaire renforcent encore ce constat qui conduit à l’organisation de la première semaine romande du goût en 2001. Sion participe à la manifestation annuelle dès 2003 et est d’emblée élue ville du goût. Forte de cette expérience et pouvant compter sur des acteurs locaux enthousiastes, la nouvelle politique touristique adoptée dès 2007 positionne Sion comme ville du goût. Depuis, la ville étoffe son offre touristique autour du label « Sion terroir urbain ».
Am 17. November 1935 findet in den Sälen des Hotels de la Planta die erste kulinarische Ausstellung des Wallis mit Kochwettbewerb statt. Obwohl Winzerfeste darauf die regionalen Produkte und die Kochkunst des Wallis würdigen, kommt es erst 1973 in Sierre zu einem weiteren Kochwettbewerb. Bei dieser Gelegenheit spricht ein Jurymitglied bereits seine Besorgnis über den zunehmenden Verlust des guten Essens aus. In der Folge verstärken das Aufkommen von Fastfood und die Industrialisierung der Lebensmittelkette zusätzlich die Junkfood-Welle, die 2001 massgeblich zur Organisation der ersten Westschweizer Genusswoche führt. Sitten nimmt ab 2003 an dieser jährlichen Veranstaltung teil und wird auf Anhieb zur Genussstadt des Jahres gewählt. Diese positive Erfahrung und die Begeisterung der lokalen Akteure ermutigen die Behörden, über ihre neue Tourismuspolitik Sitten als Genussstadt zu positionieren. Seither baut die Stadt ihr touristisches Angebot rund um die Marke «Sion, terroir urbain» kontinuierlich aus.
On November 17, 1935, the lounges of the Hôtel de la Planta hosted the first exhibition and competition of culinary art in the canton of Valais. Even though the promotion of the country’s products and the culinary art were present at the time of wine festivals, it was necessary to wait until 1973 to see another culinary contest being organised in Sierre. Already on that occasion, a jury member emphasized the degree to which the art of eating well was being lost. This observation was further reinforced by the arrival of fast food and the industrialisation of the food sector, resulting in the organisation of the first Week of Taste in French-Speaking Switzerland in 2001. Sion first took part in the annual event in 2003 and was immediately elected City of Taste. Benefiting from this experience and being able to count on enthusiastic local players, the new tourism policy, adopted in 2007, positioned Sion as a City of Taste. Since then, the city has been developing its tourism offer around the label “Sion urban terroir”.
Il 17 novembre 1935, i saloni dell’Hôtel della Planta ospitarono la prima mostra e concorso di arte culinaria del Vallese. Sebbene la promozione dei prodotti locali e l’arte culinaria fossero presenti nelle feste del vino, solo nel 1973 è stato organizzato un altro concorso culinario a Sierre. In questa occasione, uno dei membri della giuria ha sottolineato quanto si stia perdendo l’arte di mangiar bene. L’avvento dei fast food e l’industrializzazione dell’industria alimentare hanno rafforzato ulteriormente questa osservazione, che ha portato all’organizzazione della prima Settimana del Gusto francofona nel 2001. Sion ha partecipato all’evento annuale dal 2003 ed è stata subito eletta città del gusto. Forte di questa esperienza e potendo contare su attori locali entusiasti, la nuova politica turistica adottata nel 2007 ha posizionato Sion come città del gusto. Da allora, la città ha sviluppato la sua offerta turistica attorno al marchio “Sion terroir urbain”.
Scandale lors de la première utilisation d’une pelle mécanique à Sion ! En 1937, lors des fouilles pour la construction de l’immeuble « Les Rochers » sur la place du Midi, l’engin diabolique suscita le mécontentement des ouvriers du bâtiment, dont beaucoup étaient au chômage. Face au grondement prolétaire, le conseil communal, réuni en urgence, interdit l’emploi de cette machine « voleuse de travail ». Une interdiction générale en Valais, imposée par le Conseil d’Etat, suivit cette décision. Elle ne durera finalement que quatre mois.
Es kam zu einem regelrechten Skandal, als 1937 der erste Bagger in Sitten auffuhr. Auf der Baustelle der Liegenschaft „Les Rochers“ an der Place du Midi weckte die Höllenmaschine gewaltigen Unmut unter den von Arbeitslosigkeit geplagten Bauarbeitern. Ob dem Groll der Arbeiterschaft berief der Gemeinderat umgehend eine Dringlichkeitssitzung ein und verbot kurzum den Einsatz der „arbeitsklauenden“ Baumaschine. Diesem Entscheid folgte der Staatsrat mit einem generellen Verbot für das ganze Wallis. Nach 4 Monaten wurde dieses bereits wieder aufgehoben.
The first use of a power shovel in Sion resulted in a scandal ! In 1937, while digging ground for the construction of the building “Les Rochers » on the Place du Midi, the evil machine caused workmen discontent, as many of them were unemployed at the time. As a reaction to rising proletarian discontent, the City Council gathered urgently and forbid the use of a „job-stealing“ machine. Following this decision, a general prohibition was declared in Valais by the Conseil d‘Etat. In the end, it only last for four months.
Scandale lors de la première utilisation d’une pelle mécanique à Sion ! En 1937, lors des fouilles pour la construction de l’immeuble « Les Rochers » sur la place du Midi, l’engin diabolique suscita le mécontentement des ouvriers du bâtiment, dont beaucoup étaient au chômage. Face au grondement prolétaire, le conseil communal, réuni en urgence, interdit l’emploi de cette machine « voleuse de travail ». Une interdiction générale en Valais, imposée par le Conseil d’Etat, suivit cette décision. Elle ne durera finalement que quatre mois.
Au milieu des années 1950, le complexe de la Matze introduit une nouvelle échelle et manière de penser la ville dans un quartier encore marqué par des vergers. C’est le Groupement Artisanal, fondé par les frères Raymond, Marcel et Pierre Kamerzin et Armand Varone, qui porte et finance le projet dessiné par l’architecte Robert Tronchet. Avec ses 13 commerces de première nécessité, un hôtel, un restaurant-bar et 87 appartements à loyer modéré, il constitue jusqu’à sa démolition en 2014 une véritable petite cité à lui seul. La légendaire Salle de la Matze, avec ses 800 places assises, reste longtemps la plus grande salle de spectacle du canton. Elle ouvre en 1959, après d’âpres négociations qui ont conduit les promoteurs à accepter l’inscription d’une servitude en faveur de la Municipalité. Quant au premier dancing de plaine, perçu comme un lieu de « débauche dangereux » et refusé par la Ville, il reçoit finalement l’approbation de l’évêque… sous conditions de fermetures temporaires obligatoires durant les périodes de l’Avent et du Carême.
Mitte der 1950er Jahre setzt die Grossüberbauung der Matze in einem von Obstgärten geprägten Quartier einen neuen Maßstab und Ansatz der Stadtplanung. Das Projekt des Architekten Robert Tronchet wird vom Groupement Artisanal der Gebrüder Raymond, Marcel und Pierre Kamerzin sowie Armand Varone getragen und finanziert. Mit seinen 13 Geschäften für den täglichen Bedarf, einem Hotel, einem Restaurant-Bar und 87 Wohnungen mit erschwinglichen Mieten bildet der Komplex bis zu seinem Abriss im Jahr 2014 eine kleine Stadt in sich. Der legendäre Saal der Matze mit seinen 800 Sitzplätzen bleibt lange Zeit der größte Veranstaltungssaal des Kantons. Er wird nach zähen Verhandlungen, in deren Verlauf die Bauherren zur Eintragung einer Grunddienstbarkeit zugunsten der Gemeinde verpflichtet werden, 1959 eröffnet. Das erste Tanzlokal in der Talebene hingegen wird als Ort “gefährlicher Ausschweifungen” wahrgenommen und von der Stadt vorerst abgelehnt. Schliesslich erhält das Lokal die Genehmigung des Bischofs … unter der Bedingung, dass das Dancing während der Advents- und Fastenzeit geschlossen bleibt.
By the mid-50’s, the building complex of la Matze was a pionneer reference in terms of scale and way of conceiving the town in an area still imprinted by orchards. The Raymond brothers together with Marcel and Pierre Kamerzin and Armand Varone founded the Groupement Artisanal (craftsmen union), which was supporting and funding the project drafted by the architect Robert Tronchet: 13 basic goods shops, a hotel, a bar-restaurant and 87 moderate rental price flats. Until 2014 -when it was pulled down- it stood as a shear little town per se. The legendary hall la Matze -with a capacity of 800 seats- remained the biggest hall of the canton for quite a while. Its was opened in 1959 following up fierce negociations, among which promoters came to agree upon a right of way in favour of the Municipality. As to the first dancing ever existing in the plain it was looked upon as a ‘‘dangerous’’ place of ‘‘debauchery’’. First turned down by the Town, it was finally approved by the bishop… under the conditions of temporarily and compulsorily closing down during the Advent and Lent.
A metà degli anni Cinquanta, il complesso della Matze introdusse una nuova scala e un modo di pensare la città in un quartiere ancora dominato dai frutteti. Fu il raggruppamento artigianale “Groupement Artisanal”, fondato dai fratelli Raymond, Marcel e Pierre Kamerzin e da Armand Varone, che sviluppa e finanzia il progetto dell’architetto Robert Tronchet. Con 13 commerci essenziali, un hotel, un ristorante-bar e 87 appartamenti a basso costo, costituiva una vera e propria piccola città a sé stante, fino alla sua demolizione nel 2014. La leggendaria Salle della Matze, con i suoi 800 posti a sedere, è rimasta a lungo la più grande sala da spettacolo del Cantone. Fu inaugurata nel 1959, dopo dure trattative che portarono i promotori ad accettare l’iscrizione di una servitù a favore del Comune. Quanto alla prima sala da ballo della pianura, percepita come luogo di “pericolosa dissolutezza” e rifiutata dalla città, riceve finalmente l’approvazione del vescovo… con l’obbligo di chiusura temporanea durante i periodi di Avvento e Quaresima.
545. C’est le nombre de vies sauvées par l’« Aigle de Sion », Hermann Geiger. Avec son Piper Super Cub équipé de skis rétractables, le pilote est devenu une légende en atterrissant le premier sur un glacier, en 1952. Grâce à son audace, celui que l’on appelle le pilote des glaciers ouvre ainsi la voie du sauvetage en montagne et cofonde Air-Glaciers, un an avant son décès tragique à l’aéroport de Sion en 1966.
545 Menschenleben hat der Gletscherpilot Hermann Geiger in seiner Karriere gerettet. Der „Adler aus Sitten“ ging 1952 in die Geschichte ein, als er mit seinem Piper Super Cub mit einziehbaren Metallskis und einer speziellen Landetechnik als erster auf einem Gletscher landete. Dank seiner Kühnheit hat Geiger der professionellen Bergrettung den Weg bereitet und wurde, nur gerade ein Jahr vor seinem tragischen Tod am Flughafen von Sitten im Jahre 1966, Mitbegründer von Air-Glacier.
545. That’s how many lives were saved by Hermann Geiger, the “Eagle from Sion”. This pilot achieved legendary status when, in 1952, he became the first to touch down on a glacier in his Piper Super Cub – fitted with retractable skis. The daring exploits of the “Pilot of the Glaciers” (as he was also known) paved the way for the mountain rescue service; he co-founded the Air-Glaciers company a year before his tragic death at Sion airport in 1966.
545. C’est le nombre de vies sauvées par l’« Aigle de Sion », Hermann Geiger. Avec son Piper Super Cub équipé de skis rétractables, le pilote est devenu une légende en atterrissant le premier sur un glacier, en 1952. Grâce à son audace, celui que l’on appelle le pilote des glaciers ouvre ainsi la voie du sauvetage en montagne et cofonde Air-Glaciers, un an avant son décès tragique à l’aéroport de Sion en 1966.
La Ferme-Asile n’a pas toujours été le centre polyvalent dédié à l’art contemporain qu’il est aujourd’hui. Autrefois ferme de l’Hôpital-Asile, l’exploitation approvisionnait l’hôpital de Sion de 1955 à 1984. Laissé à l’abandon en pleine zone urbaine durant une dizaine d’années, ce témoin unique de l’activité agricole sédunoise des années 1950 suscite l’intérêt d’un groupe d’artistes, qui y voit l’opportunité de créer un lieu pluridisciplinaire vecteur de synergies culturelles. Ce centre artistique, nommé tout d’abord « Centre Culturel LézArt » voit le jour et se développe grâce à l’investissement d’artistes et de bénévoles. Depuis 1996, la bâtisse transformée abrite des ateliers d’artistes et un restaurant. Des expositions temporaires y sont régulièrement organisées. Au gré des financements et des agrandissements, l’établissement ouvre salle de concert, nouveaux espaces et ateliers supplémentaires. La rénovation de 2009 permet enfin l’utilisation sur toute l’année de la grange à la charpente impressionnante.
Heute widmet sich das vielseitige Zentrum der «Ferme-Asile» der zeitgenössischen Kunst – das war nicht immer so. Der ehemalige Bauernhof des Burgerspitals versorgte von 1955 bis 1984 das Krankenhaus von Sitten. Dieser einzigartige landwirtschaftliche Zeitzeuge der 1950er Jahre weckte das Interesse einer Gruppe von Kunstschaffenden, die hier einen multidisziplinären Ort einrichten wollten, um kulturelle Synergien zu nutzen. Das “Centre Culturel LézArt”, wie anfangs das Kulturzentrum genannt wurde, konnte nur dank grossem Engagement der beteiligten Kunstschaffenden und ehrenamtlicher Arbeit eröffnet werden. Seit 1996 beherbergen die umgebauten landwirtschaftlichen Gebäude Künstlerateliers und ein Restaurant. Es werden regelmässig Wechselausstellungen gezeigt. Durch weitere Finanzierungsmittel konnten im Laufe der Jahre ein Konzertsaal, neue Räumlichkeiten und zusätzliche Ateliers eröffnet werden. Die Renovation von 2009 ermöglicht nun die ganzjährige Nutzung der Scheune mit ihrem imposanten Dachstuhl.
The Ferme-Asile was not always the multi-purpose centre dedicated to contemporary art that it is today. Formerly the farm of the Hôpital-Asile, it supplied the hospital of Sion from 1955 to 1984. Left abandoned in the middle of an urban area for about ten years, this unique witness to the agricultural activity of Sion in the 1950s aroused the interest of a group of artists, who saw in it the opportunity to create a multi-disciplinary venue, a vector of cultural synergies. The artistic centre, initially named “Centre Culturel LézArt”, was born and developed thanks to the investment of artists and volunteers. Since 1996, the transformed building has housed artists’ studios and a restaurant. Temporary exhibitions are regularly held there. As funding was received and extensions were built, the establishment opened a concert hall, new rooms and additional workshops. The renovation in 2009 finally made it possible to use the barn with its impressive roof structure all year round.
La Ferme-Asile non è sempre stata il centro polifunzionale dedicato all’arte contemporanea che è oggi. Un tempo fattoria dell’ospedale psichiatrico, ha rifornito l’ospedale di Sion dal 1955 al 1984. Abbandonata per dieci anni nel bel mezzo di un’area urbana, questa testimonianza unica dell’attività agricola sedunese negli anni Cinquanta ha suscitato l’interesse di un gruppo di artisti che hanno visto in essa l’opportunità di creare un luogo multidisciplinare, vettore di sinergie culturali. Questo centro artistico, inizialmente denominato “Centre Culturel LézArt”, è nato e si è sviluppato grazie all’investimento di artisti e volontari. Dal 1996, l’edificio trasformato ospita ateliers di artisti e un ristorante. Inoltre, vi si tengono regolarmente mostre temporanee. Grazie ai finanziamenti e agli ampliamenti, lo stabilimento ha aperto una sala concerti, nuovi spazi e ateliers. La ristrutturazione del 2009 ha finalmente consentito di utilizzare tutto l’anno il fienile con la sua imponente struttura del tetto.
La télévision débarque à Sion pour la première fois en 1958, grâce à la pugnacité de l’ingénieur Serge Michelotti. Arrivé en Valais en 1944, cet inventeur jurassien spécialisé en radio-électricité s’indigne que le Valais n’ait pas encore accès au petit écran, la faute aux montagnes élevées. Afin de capter l’émetteur romand de la Dôle (VD), il installe une station relais sur les hauteurs de Veysonnaz. Il s’agit du premier réémetteur privé de Suisse. Les Valaisans découvrent avec joie la première émission officielle de la télévision le 17 avril, sur la centaine de postes installés dans les cafés de la région.
Das Fernsehen feiert 1958 seine Premiere in Sitten und ist der Beharrlichkeit des Ingenieurs Serge Michelotti zu verdanken. Der auf Radioelektrizität spezialisierte Tüftler aus dem Jura zieht 1944 ins Wallis. Er zeigt sich empört darüber, dass das Wallis wegen seiner geographischen Lage, umgeben von hohen Gebirgsketten, noch keinen Zugang zum Fernsehen hat. Um den welschen Sender auf dem La Dôle (VD) zu empfangen, installiert er eine Relaisstation oberhalb von Veysonnaz. Dabei handelt es sich um die erste private Sendestation der Schweiz. Am 17. April ist es soweit. Mit Begeisterung führen sich die Walliser die erste offizielle Fernsehsendung vor den rund hundert, in Gasthäusern der Region installierten Geräten zu Gemüte.
Television first arrived in Sion in 1958 thanks to the pugnacity of engineer Serge Michelotti. As he came to Valais in 1944, the Jurassian maker and specialist in radio electricity is outraged that Valais does not have access to the small screen yet, due to high mountains. In order to receive the romand transmitter of La Dôle (VD), he sets up a relay station on the heights of Veysonnaz. This is the first private retransmitter in Switzerland. The Valaisans people enthusiastically discover the first official television broadcast on April 17, on the hundreds of stations installed in local cafés.
La télévision débarque à Sion pour la première fois en 1958, grâce à la pugnacité de l’ingénieur Serge Michelotti. Arrivé en Valais en 1944, cet inventeur jurassien spécialisé en radio-électricité s’indigne que le Valais n’ait pas encore accès au petit écran, la faute aux montagnes élevées. Afin de capter l’émetteur romand de la Dôle (VD), il installe une station relais sur les hauteurs de Veysonnaz. Il s’agit du premier réémetteur privé de Suisse. Les Valaisans découvrent avec joie la première émission officielle de la télévision le 17 avril, sur la centaine de postes installés dans les cafés de la région.
Institution historique et lieu de rassemblement, la Colonia Italiana réunit la communauté des Italiens de Sion dans son bâtiment de la rue de la Majorie depuis plus de soixante ans. Le foyer italien est fondé en 1958 sous l’impulsion de groupes actifs sur les plans sportif et artistique. Leur souhait est de disposer d’un lieu pour se réunir et partager leurs traditions. Rencontres culinaires, expositions, animations culturelles et autres activités rythment depuis lors la vie de ce lieu italo-sédunois.
Seit mehr als 60 Jahren versammelt sich die italienische Gemeinde in der Colonia Italiana an der Rue de la Majorie. Die geschichtsträchtige Institution und der Treffpunkt von Italienern und Italienerinnen aus Sitten wurde 1958 auf Anregung verschiedener in Sport und Kultur tätigen Gruppen gegründet. Sie hatten das Bedürfnis einen Begegnungsort zu schaffen, wo sie sich treffen und austauschen konnten. Kulinarische Anlässe, Ausstellungen, kulturelle Veranstaltungen sowie weitere Aktivitäten prägen seither das Leben des “Italo-Sittener” Vereinslokals.
The Colonia Italiana building in Rue de la Majorie is a historic institution where Sion’s Italian community has gathered together for over 60 years. This Italian centre was founded in 1958 at the initiative of various groups involved in sports and the arts. They wanted a place to meet and share their traditions. This venue where Italy meets Sion stages a regular programme of culinary events, exhibitions, cultural entertainment and other activities.
Istituzione storica e luogo di ritrovo, la Colonia italiana raduna la comunità degli Italiani di Sion nell’edificio in “rue de la Majorie” da oltre sessant’anni. Il focolare italiano è stato fondato nel 1958 sotto l’impulso di gruppi attivi nel campo sportivo e artistico. Il loro intento è quello di disporre di un luogo per riunirsi e condividere le proprie tradizioni. Incontri culinari, mostre, animazioni culturali e altre attività scandiscono da quel momento la vita di questo luogo italo-sedunese.
Le travail du Vénitien Mirco Ravanne ne passe pas inaperçu au couvent des Capucins. L’architecte est appelé au début des années 1960 par le père Damien qui le charge de transformer et d’agrandir l’édifice religieux. A l’avant-garde à l’époque, son intervention résolument moderne vient contraster avec les structures de la bâtisse du 17e siècle tout en les respectant. Ravanne ne néglige aucun détail que ce soit dans l’architecture ou dans le mobilier « made in Italy ». Aujourd’hui, le couvent, propriété de la Bourgeoisie, est considéré comme son œuvre architecturale majeure.
Die Arbeit des Venezianers Mirco Ravanne sorgte für Aufruhr im Kapuzinerkloster von Sitten. Der Architekt wurde Anfang der 1960er Jahre vom Guardian Pater Damien mit der Umgestaltung und Erweiterung der Klosteranlage beauftragt. Sein avantgardistischer Eingriff steht auf den ersten Blick in starkem Kontrast mit der historischen Struktur der Anlage aus dem 17. Jahrhundert, vermag aber bei genauerem Hinschauen eindrücklich zwischen Alt und Neu zu vermitteln. Ravannes Liebe zum Detail offenbart sich sowohl in seiner Architektur als auch in der von ihm entworfenen Ausstattung “Made in Italy”. Heute gilt das im Besitz der Burgergemeinde befindliche Kapuzinerkloster als das bedeutendste Werk des Architekten.
Visitors to the Capuchin Monastery are bound to admire the work of the Venetian architect Mirco Ravanne. In the early 1960s, Father Damien commissioned him to transform and extend this religious building. The architect took a decidedly modern, avant-garde approach to his work, which contrasts with the 17th-century structures of the building but also shows respect for them. Ravanne paid full attention to every detail, both in the architecture and the “made in Italy” furnishings. The monastery, which now belongs to the Bourgeoisie (municipality), is regarded as his architectural masterpiece.
L’operato del Veneziano Mirco Ravanne non passa di certo inosservato al convento dei Cappuccini. L’architetto è chiamato all’inizio degli anni 60 dal padre Damien che gli affida il compito di trasformare e ampliare l’edificio religioso. All’epoca all’avanguardia, il suo intervento decisamente moderno contrasta con le strutture dell’edificio del 17° secolo pur rispettandole. Ravanne non trascura alcun dettaglio sia nell’architettura che nel mobilio “made in Italy”. Ad oggi, il convento, proprietà della Borghesia, è considerato come la sua operata architettonica maggiore.
Printemps 1960, un comité étudie pour la première fois la possibilité d’accueillir les Jeux Olympiques d’hiver (JO) à Sion en 1968. La population vote pourtant en 1963 contre le crédit prévu pour cette entreprise. Malgré un premier échec, des candidatures sont officiellement lancées pour les JO 1976, 2002, 2006 et 2026. Le refus provient tantôt du Comité International Olympique (CIO), par ailleurs accusé de corruption, tantôt des autorités communales, refusant de porter le projet sans l’appui financier du Canton et de la Confédération. Les citoyens valaisans, pour leur part, indignés de voir l’argent public investi dans un tel projet et pas ailleurs, craignent de devoir éponger un éventuel déficit. Alors que les candidatures de 2002 et 2006 font rêver une majorité de Valaisans, celle de 2026 a plutôt suscité les dissensions et mis en lumière le décalage entre les ambitions des promoteurs du projet et les préoccupations écologistes grandissantes au sein de la population. Malgré tout, l’idée d’une candidature est émise pour 2030, mais n’aboutit pas. Sion poursuivra-t-elle son rêve olympique à l’heure d’une possible candidature suisse pour 2030 ?
Im Frühjahr 1960 prüft ein Komitee erstmals die Möglichkeit zur Austragung von Olympischen Winterspielen 1968 in Sitten. Die Bevölkerung lehnt den vorgesehenen Kredit für das Vorhaben jedoch 1963 ab. Trotz dieser Abfuhr werden 1976, 2002, 2006 und 2026 weitere Olympia-Kandidaturen lanciert. Die Ablehnung der Bewerbungen ist einmal auf das damals der Korruption bezichtigte Olympische Komitee (IOC) zurückzuführen, ein andermal auf die Gemeindebehörden, die das Projekt nicht ohne finanzielle Absicherung durch Kanton und Bund zu tragen bereit sind. Die Walliser Bevölkerung wiederum zeigt sich empört darüber, dass öffentliche Gelder nicht besser investiert werden, und befürchtet, dass der Ausgleich eines allfälligen Defizits auf sie zurückfällt. Während bei den Olympia-Kandidaturen von 2002 und 2006 noch eine Mehrheit der Walliser Bevölkerung mitfiebert, führt die Bewerbung für die Spiele von 2026 eher zu Meinungsverschiedenheiten und zeigt eine zunehmende Diskrepanz zwischen den Ambitionen der Befürwortenden und dem wachsenden ökologischen Bewusstsein in der Bevölkerung auf. Dennoch wird eine Walliser Kandidatur 2030 nochmals in Erwägung gezogen, bevor diese kurz darauf fallen gelassen wird. Ob sich Sittens Olympia-Traum über die aktuellen Bestrebungen für eine Schweizer Kandidatur 2030 doch noch verwirklichen lässt, bleibt dahingestellt.
In the spring of 1960, for the first time, a committee studied the possibility of hosting the 1968 Winter Olympic Games in Sion. However, in 1963, the population voted against funding this project. Despite this initial defeat, bids were officially submitted for the 1976, 2002, 2006 and 2026 Olympic Games. The opposition came either from the International Olympic Committee (IOC), incidentally accused of corruption or from the local authorities, who refused to support a project without the financial support of the Canton and the Confederation. The local population, outraged to see public money being invested in such a project and not elsewhere, feared that they would have to cover any potential deficit. While the 2002 and 2006 bids revealed a united and utopic Valais, the 2026 bid sparked divisions and highlighted the gap between the ambition of the promoters of the project and the growing environmental concerns of the population. The idea of another bid for 2030 has nonetheless been issued but did not come to fruition. Will Sion pursue its olympic ambition despite Switzerland becoming a potential candidate for 2030?
Nella primavera del 1960, un comitato studiò per la prima volta la possibilità di ospitare le Olimpiadi invernali a Sion del 1968. Tuttavia, nel 1963 la popolazione votò contro il credito previsto per questo progetto. Nonostante un iniziale insuccesso, furono lanciate ufficialmente le candidature per i Giochi Olimpici del 1976, 2002, 2006 e 2026. Il rifiuto arrivò sia dal Comitato Olimpico Internazionale (CIO), accusato inoltre di corruzione, e dalle autorità comunali, che si sono rifiutate di sostenere il progetto senza l’appoggio finanziario del Cantone e della Confederazione. I vallesani, dal canto loro, indignati nel vedere il denaro pubblico investito in un progetto del genere e non altrove, temono di dover coprire un eventuale deficit. Mentre le candidature del 2002 e del 2006 rappresentano il sogno della maggioranza dei vallesani, quella del 2026 è stata più che altro fonte di dissenso, evidenziando la discrepanza tra le ambizioni dei promotori del progetto e le crescenti preoccupazioni ecologiche della popolazione. Tuttavia, l’idea di una candidatura vallesana è stata avanzata per il 2030, ma non è stata realizzata. Sion perseguirà il suo sogno olimpico in vista di una possibile candidatura svizzera per il 2030?
« Unique dans le canton, c’est « l’escalator », cet escalier infatigable qui monte et qui descend. » Pour finaliser leur nouvelle mue, les plus grands magasins valaisans s’offrent en 1962-1963 les premiers escalators du Valais. Résolument innovant pour l’époque, ces escaliers roulants aux dimensions imposantes apportent la dernière touche de modernisation aux nouveaux lieux de la Porte-Neuve, qui fêteront l’année suivante leurs cent ans d’existence.
“Sie ist einzigartig im Kanton, die Rolltreppe, welche unermüdlich auf- und absteigt.» Im Neubau der „Galeries du Midi“ von 1962/63, im damals grössten Kaufhaus des Kantons, waren diese imposanten, fahrenden Treppen eine Sensation. Sie verliehen dem neuen Gebäude bei der Porte-Neuve den letzten, modernen Schliff. Im darauffolgenden Jahr feierte das Unternehmen sein hundertjähriges Bestehen.
“It’s unique in the canton: the ‘escalator’, the staircase that never stops moving up and down.” To add the finishing touch to their new look, the largest shops in Valais installed the canton’s first escalators in 1962-1963. Back in those days, these immense moving staircases were a bold innovation – the last word in modern technology for the new premises of the Porte-Neuve shopping mall, which will celebrate its centenary next year.
« Unique dans le canton, c’est « l’escalator », cet escalier infatigable qui monte et qui descend. » Pour finaliser leur nouvelle mue, les plus grands magasins valaisans s’offrent en 1962-1963 les premiers escalators du Valais. Résolument innovant pour l’époque, ces escaliers roulants aux dimensions imposantes apportent la dernière touche de modernisation aux nouveaux lieux de la Porte-Neuve, qui fêteront l’année suivante leurs cent ans d’existence.
Originaire de Györ en Hongrie, Tibor Varga (1921-2003) se consacre dès son plus jeune âge au violon. En 1956, la famille Varga s’installe près de Sion pour soigner leur fils. Désormais au cœur de l’Europe, Tibor Varga peut facilement voyager pour sa musique. Six ans après son arrivée, Georges Haenni, directeur du Conservatoire de Sion, et Judith Szava, première épouse de Varga, le convainquent enfin d’y donner des cours d’été. L’Académie Tibor Varga voit ainsi le jour et un festival de musique est lancé en 1964. Au pays des fanfares, il faut cependant du temps au festival pour faire sa place. Heureusement, la renommée de Varga ainsi que les efforts de ses partenaires assurent la venue de musiciens de qualité à Sion. Au fil du temps, le succès étant toujours au rendez-vous, Varga décide de consolider son œuvre à travers la création d’une association pour gérer le festival, d’un concours international de violon, d’une fondation à son nom ainsi que d’une école supérieure de musique. Sa contribution à la professionnalisation de la musique marque encore aujourd’hui le Valais.
Der aus Györ in Ungarn stammende Tibor Varga (1921-2003) widmet sich bereits in jungen Jahren dem Geigenspiel. 1956 lässt sich die Familie Varga in der Nähe von Sitten nieder, um ihren Sohn zu pflegen. Die strategische Lage im Herzen Europas ist idealer Ausgangspunkt für Tibor Vargas ausgedehnte Konzertreisen. Sechs Jahre nach seiner Niederlassung in der Schweiz bewegen Georges Haenni, Direktor des Konservatoriums von Sitten, und Judith Szava, Vargas erste Frau, ihn schließlich dazu, in Sitten Sommerkurse auszuschreiben. Damit ist die Sommerakademie Tibor-Varga ins Leben gerufen. Ab 1964 ergänzt ein Musikfestival das Angebot. Im Land der Blasmusiken hat das Festival vorerst einen schweren Stand, kann sich aber nach und nach etablieren. Vargas Bekanntheitsgrad und die Bemühungen seiner Partner sorgen dafür, dass erstklassige Musiker engagiert werden können. Der wachsende Erfolg bewegt Varga schliesslich dazu, sein Werk durch die Gründung eines Vereins zur Verwaltung des Musikfestivals, des internationalen Violinwettbewerbs, einer nach ihm benannten Stiftung sowie einer Musikhochschule zu konsolidieren. Damit leistet er einen bedeutenden und bis heute spürbaren Beitrag zur Professionalisierung der Musik im Wallis.
Born in Györ, Hungary, Tibor Varga (1921-2003) started playing the violin at a very young age. In 1956, the Varga family moved near Sion so their son’s health can be cared for. Being by then in the middle of Europe, Tibor could easily travel anywhere for his music. Six years after his arrival, Georges Haenni -director of the conservatory in Sion – and Judith Svaza -Varga’s first wife-, finally persuaded him to give lessons there during the summer. The Tibor Varga music academy was thus created. Its success spawned the launch of a festival in 1964. In a canton where classical music was not really recognized, it took time to persuade the population of Valais of the necessity of music and a festival. Fortunately, Varga’s renown and his partners’ efforts brought musicians of quality to Sion. As time passed his activities were still crowned with success, so Varga decided to consolidate his work by creating an association to manage the festival, an international violin competition, a foundation in his name and a music academy. His contribution to the professionalization of music ist still impacting.
Originario di Györ in Ungheria, Tibor Varga (1921-2003) si dedicò al violino fin dalla tenera età. Nel 1956, la famiglia Varga si stabilisce vicino a Sion per prendersi cura del loro figlio. Stando nel cuore dell’Europa, Tibor Varga poteva facilmente viaggiare per la sua musica. Sei anni dopo il suo arrivo, Georges Haenni, direttore del Conservatorio di Sion, e Judith Szava, la prima moglie di Varga, lo convinsero finalmente di impartire dei corsi estivi. Nacque così l’Accademia Tibor Varga e nel 1964 fu lanciato un festival musicale. Nella terra delle bande di ottoni, tuttavia, ci volle del tempo prima che il festival si affermasse. Fortunatamente, la reputazione di Varga e gli sforzi dei suoi partner fecero sì che a Sion arrivassero musicisti di qualità. Con il passare del tempo e il continuo successo del festival, Varga decise di consolidare la sua opera attraverso la creazione di un’associazione per la gestione del festival, di un concorso internazionale di violino, di una fondazione a suo nome e di una scuola superiore di musica. Il suo contributo alla professionalizzazione della musica caratterizza ancora oggi il Vallese.
Interdite de foot « pour raisons médicales », lutteuse obstinée contre le sexisme et les préjugés, Madeleine Boll est aujourd’hui reconnue comme pionnière du foot féminin en Valais, en Suisse et au-delà. En 1965, la jeune femme de 12 ans est la première licenciée de Suisse. Son nom fait le tour du monde. Elle jouera à Sion, à Lausanne, en Italie, participera au premier match d’une équipe féminine de Suisse en 1970 et gagnera avec le FC Sion en 1976 la première Coupe de Suisse féminine, mise en jeu par son père, alors président de la Ligue féminine de football.
Aus « medizinischen Gründen » vom Fussball ausgeschlossen und als engagierte Vorreiterin im Kampf gegen Sexismus und Vorurteilen bekannt, gilt Madeleine Boll heute weit über die Kantonsgrenzen hinaus als Pionierin des Frauenfussballs. 1965 erhält die damals zwölfjährige Madeleine als erstes Mädchen in der Schweizer Fussballgeschichte eine Lizenz. Ihr Name geht um die Welt. Sie spielt daraufhin in Sitten, Lausanne, und Norditalien. 1970 nimmt sie am ersten Spiel der Schweizer Fussballnationalmannschaft der Frauen teil und gewinnt mit dem FC Sitten den ersten Schweizer Cup der Frauen. Dieser wurde von niemandem anderen als ihrem Vater und damaligen Präsidenten der Frauenfussballliga lanciert.
After she was banned from football “for medical reasons”, Madeleine Boll became a persistent campaigner against sexism and prejudice: today, she is recognised as the pioneer of women’s football not only in Valais, but throughout Switzerland and beyond. In 1965, at the age of 12, this young lady was the first female to obtain a footballer’s license in Switzerland. Her name has become known throughout the world. She played in Sion, Lausanne, and Italy; she took part in Switzerland’s first match for women’s teams in 1970; and in 1976, with FC Sion, she helped to win the first Swiss Women’s Cup in the competition inaugurated by her father, who was President of the Swiss Women’s Football League (SDFL) at the time.
Interdite de foot « pour raisons médicales », lutteuse obstinée contre le sexisme et les préjugés, Madeleine Boll est aujourd’hui reconnue comme pionnière du foot féminin en Valais, en Suisse et au-delà. En 1965, la jeune femme de 12 ans est la première licenciée de Suisse. Son nom fait le tour du monde. Elle jouera à Sion, à Lausanne, en Italie, participera au premier match d’une équipe féminine de Suisse en 1970 et gagnera avec le FC Sion en 1976 la première Coupe de Suisse féminine, mise en jeu par son père, alors président de la Ligue féminine de football.
Un Valaisan Président de la Confédération ! Une grande première en 1967 pour Roger Bonvin, ancien Président de Sion de 1955 à 1962. Six années durant, Roger Bonvin voua corps et âme au développement de sa ville, notamment en terme d’urbanisation, avant d’être élu conseiller fédéral en 1962. Homme d’action proche du peuple, cet ingénieur de formation était connu pour aller « droit au but » et pour susciter l’enthousiasme de son auditoire.
Ein Walliser wird Bundespräsident! Das Jahr 1967 bedeutete für Roger Bonvin eine grosse Premiere. Der frühere Gemeindepräsident von Sitten hatte sich zwischen 1955 und 1962 mit viel Herzblut dem Gemeindegeschehen und der Entwicklung seiner Stadt gewidmet, bevor er im Jahre 1962 in den Bundesrat gewählt wurde. Als Mann der Tat und für seine Volksnähe bekannt, verstand es der gelernte Bauingenieur zielstrebig ans Werk zu gehen und seine Zuhörer in den Bann zu ziehen.
A Valais-born President of the Swiss Confederation! Roger Bonvin, Sion’s Mayor from 1955 to 1962, scored a first for the canton when he became the nation’s President in 1967. For six years, Roger Bonvin devoted body and soul to developing his city, especially in terms of urban planning, before he was elected to the Federal Council in 1962. An engineer by training, Bonvin was a man of action who had a close bond with the people. He was renowned for “getting straight to the point” and rousing his audience’s enthusiasm.
Un Valaisan Président de la Confédération ! Une grande première en 1967 pour Roger Bonvin, ancien Président de Sion de 1955 à 1962. Six années durant, Roger Bonvin voua corps et âme au développement de sa ville, notamment en terme d’urbanisation, avant d’être élu conseiller fédéral en 1962. Homme d’action proche du peuple, cet ingénieur de formation était connu pour aller « droit au but » et pour susciter l’enthousiasme de son auditoire.
Le « Boccalino » ouvre ses portes en 1968 à la rue de Conthey. Il est le premier établissement sédunois à mettre à l’honneur la pizza, plat symbole de toute une nation. Des épiceries aux noms italiens existaient par ailleurs en vieille ville dès le début du 20e siècle, tels que Zoni&Schmidt, Zanoli ou encore Guido Nichini. Ce dernier, spécialisé dans la charcuterie et salaisons « exclusivement italiennes » avait à l’origine pignon sur la « via regia », une des appellations de l’actuelle rue de Conthey.
Das Restaurant “Boccalino” wurde 1968 in der Rue de Conthey eröffnet. Es war das erste Restaurant der Stadt, das sich ganz dem italienischen Nationalgericht, der Pizza, verschrieb. Seit Anfang des 20. Jahrhunderts sind in der Altstadt von Sitten auch Lebensmittelgeschäfte mit italienischen Namen wie Zoni&Schmidt, Zanoli und Guido Nichini bekannt. Letzterer hatte sich insbesondere auf italienische Wurst- und Pökelwaren spezialisiert und führte seinen Feinkostladen ursprünglich an der “Via Regia”, wie die heutige Rue de Conthey ebenfalls genannt wurde.
The Boccalino opened on Rue de Conthey in 1968. It was the first restaurant in Sion to feature pizza – the iconic dish of an entire nation. Elsewhere in the old town, there had been grocery stores with Italian names such as Zoni&Schmidt, Zanoli and Guido Nichini since the early 20th century. Nichini, which specialised in “exclusively Italian” cooked and cured meats, originally fronted onto the “via regia”, one of the names for the street now known as Rue de Conthey.
Il “Bocccalino” apre le sue porte nel 1968 nella “rue de Conthey”. È il primo stabilimento di Sion ad omaggiare la pizza, piatto simbolo di tutta una nazione. Botteghe con nomi italiani esistevano d’altronde nella città vecchia già all’inizio del 20° secolo, come Zoni&Schmidt, Zanoli oppure Guido Nichini. Quest’ultimo, specializzato in prodotti di salumeria e carni affumicate “esclusivamente italiane” possedeva un negozio nella “via regia”, uno dei nomi dell’attuale “rue de Conthey”.
Née de Kalbermatten, Carole Roussopoulos (1945-2009), voit le jour à Sion, petite ville de 20 000 habitants où les jeunes n’ont pas accès au cinéma avant leurs 18 ans. Élevée dans un milieu bourgeois plutôt cadré, la jeune femme découvre à 22 ans la « vidéo légère » et Paris, en pleine émulation des années 1968. Cette période extrêmement stimulante éveille la passion de celle qui deviendra une réalisatrice féministe et engagée. Son credo ? Donner la parole aux « sans voix », aux minorités qu’on écoute pas. Son moteur ? La colère envers les injustices. Durant sa carrière, elle tourne aussi bien en France et en Suisse qu’ailleurs dans le monde. Très attachée à sa ville natale, elle reviendra en 1992 s’établir à Molignon et continuera de couvrir des sujets de société, souvent difficiles et délicats, mais nécessaires au changement des mentalités. Avec plus de 120 films à son actif, elle se positionne, presque malgré elle, en véritable pionnière du film documentaire.
Carole Roussopoulos (1945-2009), geborene de Kalbermatten, verbringt ihre Kindheit in der Kleinstadt Sitten, die damals 20 000 Einwohner zählt und Jugendlichen unter 18 Jahren den Zutritt ins Kino untersagt. Sie wächst in einem streng bürgerlichen Umfeld auf und entdeckt mit 22 Jahren, auf dem Höhepunkt der Jugendbewegungen der 1968er Jahre, die Videotechnik und Paris. Diese stimulierende Zeit weckt die Leidenschaft der feministischen und engagierten Videoschaffenden. Ihr Leitsatz? Minderheiten eine Stimme geben. Ihr Antrieb? Die Wut über Ungerechtigkeiten. Im Laufe ihrer Karriere dreht sie in Frankreich und der Schweiz, aber auch in anderen Teilen der Welt. Ihrer Heimatstadt bleibt sie verbunden und kehrt 1992 nach Molignon zurück. Von hier aus berichtet sie weiterhin über schwierige und heikle gesellschaftliche Themen, um den notwendigen Mentalitätswandel herbeizuführen. Mit ihren über 120 Videofilmen wird sie, fast unfreiwillig, zu einer anerkannten Pionierin des Dokumentarfilms.
Carole Roussopoulos (1945-2009), née de Kalbermatten, was born in Sion, a small town of 20’000 inhabitants, where young people weren’t allowed in cinemas until the age of 18. Raised in a rather strict bourgeois environment, the 22-year-old discovers “light video” and Paris at the height of the 1968 movements. This extremely stimulating period awakened the future feminist and militant director’s passion. Her credo? Give a voice to the voiceless, to the minorities no one listens to. Her driving force? Anger at injustice. During her career, she filmed both in France and Switzerland as well as abroad. Very fond of her hometown, she came back to settle in Molignon in 1992 and continued to cover social issues, which are often difficult and sensitive, but necessary for the changing of mentalities. With more than 120 films to her credit, she earned her position, almost in spite of herself, as a true pioneer of documentary film.
Nata de Kalbermatten, Carole Roussopoulos (1945-2009) viene alla luce a Sion, una cittadina di 20.000 abitanti dove i giovani non hanno accesso al cinema prima dei 18 anni. Cresciuta in un ambiente borghese piuttosto strutturato, all’età di 22 anni, la giovane donna scopre il “video leggero” e Parigi, in piena emulazione degli anni 1968. Questo periodo estremamente stimolante risveglia la passione di colei che diventerà una regista femminista e impegnata. Il suo credo? è dare la voce ai “senza voce”, alle minoranze che non vengono ascoltate. La sua forza motrice? La rabbia per le ingiustizie. Nel corso della sua carriera ha girato in Francia, in Svizzera e in altre parti del mondo. Molto legata alla sua città natale, si è trasferita a Molignon nel 1992 e continua ad occuparsi di temi sociali, spesso difficili e delicati, ma necessari per cambiare la mentalità. Con più di 120 film al suo attivo, si posiziona, quasi suo malgrado, come una vera pioniera del cinema documentario.
Initiés par le gouvernement italien en 1971, les cours de langue et de culture italienne deviennent une institution incontournable, à Sion notamment. Ils garantissent une identité culturelle aux jeunes de la seconde génération et favorisent leur insertion dans les structures socio-culturelles locales. De plus, cette école reflète à merveille la volonté de maintenir vivant le lien qui unit le pays d’émigration et la cité d’accueil.
1971 von der Italienischen Regierung initiiert, wurden die Schulen für Italienische Sprache und Kultur schweizweit zu einer eigentlichen Institution – so auch in Sitten. Sie vermitteln den jungen Menschen der zweiten Generation eine kulturelle Identität und fördern die Integration in die lokalen Strukturen. Darüber hinaus zeigt die Italienische Schule von Sitten den Wunsch, die Beziehung zwischen Herkunftsland und Gaststadt aufrechtzuerhalten.
In 1971, the Italian government launched a series of Italian language and culture courses that have become an invaluable institution at Sion in particular. The courses ensure that second-generation youngsters benefit from a cultural identity, encouraging them to integrate into local socio-cultural structures. This school is also a superb expression of the desire to maintain a living link between immigrants’ country of origin and their host city.
Avviati dal governo italiano nel 1971, i corsi di lingua e cultura italiana diventano un’istituzione imprescindibile, in particolare a Sion. Questi tutelano un’identità culturale ai giovani della seconda generazione e favoriscono il loro inserimento nelle strutture socioculturali locali. Inoltre, i corsi rispecchiano alla perfezione la volontà di mantenere vivo il legame che unisce il paese d’immigrazione e la città di accoglienza.
Sous l’impulsion de privés, soutenus par la Bourgeoisie et la Ville, un théâtre de poche se créée par et pour la jeunesse locale en 1975, dans une cave voûtée de la rue du Vieux-Collège. Dès la naissance du Petithéâtre, les fondateurs dessinent une ligne théâtrale plus jeune et moins classique que les spectacles présentés au Théâtre de Valère, alors fermé durant quelques années pour rénovation. Avec un budget modeste, le comité de gestion et les bénévoles ne ménagent pas leur temps pour tenir un rythme soutenu en termes de représentations et d’animations. Après 15 ans d’existence, le Petithéâtre déménage juste en face, dans l’ancienne petite Chancellerie, bâtiment entièrement réhabilité pour l’accueillir dignement. Tout en gardant son identité, le Petithéâtre entame en 2022 un troisième chapitre de sa vie, grâce à la nouvelle dynamique apportée par la restructuration des théâtres sous une même bannière : le Spot (Sion Pôles des Théâtres).
1975 wird in einem Gewölbekeller der rue du Vieux-Collège ein Kellertheater von und für die lokale Jugend eingerichtet, angeregt von Privatpersonen und unterstützt von Burgergemeinde und Stadt Sitten.
Seit Beginn bieten die Gründungsmitglieder des Petithéâtre eine jüngere und weniger klassische Theaterlinie an als die Stücke, welche im damals aufgrund von Renovierungsarbeiten für einige Jahre geschlossenen Théâtre de Valère zur Aufführung kamen. Trotz bescheidenen Mitteln scheuen die Verwaltungsmitglieder und ehrenamtlichen Mitarbeitenden keine Mühen, um dem Publikum jährlich einen vielfältigen und umfangreichen Spielplan zu präsentieren. Zum 15-jährigen Bestehen siedelt das Petithéatre in die gegenüberliegende alte, kleine Kanzlei über, die speziell für die Bedürfnisse des Kleintheaters umgebaut worden war.
Im Jahr 2022, beginnt dank der Dynamik, die die Umstrukturierung der Sittener Theater unter einem einzigen Banner, dem sogenannten Spot (Sion Pôles des Théâtres) mit sich zieht, ein drittes Kapitel in der Geschichte des Petithéâtre.
Under the initiative of private parties, with the support of the bourgeoisie and the commune, a black box theatre was founded by and for the local youth in 1975, in a vaulted cellar on Vieux-Collège Street. From the outset, the founders of the Petithéâtre pursued a more youthful and less classical theatrical line than the shows presented at the Théâtre de Valère, closed by then for several years for renovations. Having only a small budget, the management committee and the volunteers worked countless hours to sustain a steady pace of performances and events. 15 years later, the Petithéâtre moved across the street, to a fully renovated former petite Chancellerie, where it was welcomed with dignity. Whilst keeping its identity, the Petithéâtre started the third chapter of its life in 2022, thanks to a new dynamics brought by the restructuring of the theatres under the same banner Spot (Sion Pôle des Théâtres).
Sotto l’impulso di privati, con il sostegno della borghesia e della città, nel 1975 è stato creato un teatro tascabile da e per i giovani locali, in una cantina a volta della rue du Vieux-Collège. Fin dalla nascita del Petithéâtre, i fondatori tracciano uno stile teatrale più giovane e meno classico rispetto agli spettacoli presentati al Théâtre de Valère, chiuso per alcuni anni per ristrutturazione. Con un budget modesto, il comitato di gestione e i volontari non risparmiano tempo per mantenere un ritmo sostenuto in termini di spettacoli ed eventi. Dopo 15 anni di esistenza, il Petithéâtre si trasferisce proprio di fronte, nell’ex piccola Cancelleria, un edificio che è stato completamente ristrutturato per accoglierlo con dignità. Pur mantenendo la sua identità, il Petithéâtre inizia un terzo capitolo della sua vita nel 2022, grazie alla nuova dinamica portata dalla ristrutturazione dei teatri sotto un’unica insegna: lo Spot (Sion Pôles des Théâtres).
Les origines du carnaval sont assez floues, mais son étymologie « Carnelevare » qui signifie « enlever la viande », le lie au Carême chrétien. Le carnaval, période de festivités, de joie et d’excès avant la privation, laisse place à l’imaginaire. A travers les masques et les déguisements, la population peut se jouer de l’ordre social établi pendant un laps de temps bien défini. Pour éviter les débordements, les autorités religieuses et politiques imposent des règles à cette fête. Sion ne fait pas exception. En 1849, le président de la Ville fait édicter un règlement pour que bals et travestissements soient soumis à son autorisation. Plus tard, cette prérogative passera dans les mains de la police communale. Durant le carnaval, des bals masqués, des représentations théâtrales ainsi que des cortèges sont organisés à Sion. Pour rendre ces festivités plus acceptables, une partie des recettes récoltées est remise à des œuvres de charité. Aujourd’hui, les carnavals modernes doivent donc jongler entre l’agitation inhérente à la fête et les règles à respecter. Depuis 1975, l’association du Carnaval de Sion s’occupe de relever ce défi.
Der Ursprung des Karnevals ist nicht eindeutig geklärt, “Carnelevare” bedeutet jedoch so viel wie “das Fleisch wegnehmen», was auf die christliche Fastenzeit hinweist. Der Karneval, eine Zeit der Ausgelassenheit, Freude und Exzesse vor der Entbehrung, lässt Raum für Fantasie. Dank Masken und Verkleidung kann die etablierte soziale Ordnung während einer genau festgelegten Zeitspanne auf den Kopf gestellt werden. Um während dieser Zeit der Narrenfreiheit Ausschreitungen zu vermeiden, erlassen religiöse und politische Behörden entsprechende Vorschriften. Sitten bildet in diesem Zusammenhang keine Ausnahme. So unterstellt der Stadtpräsident 1849 Fastnachtsbälle und Crossdressing einer Genehmigung. Später wird die Verantwortung für die Einhaltung der Ordnung der Gemeindepolizei übertragen. Während der Karnevalszeit finden in Sitten Maskenbälle, Theateraufführungen und Umzüge statt. Um dem bunten Treiben eine akzeptable Note zu verleihen, wird ein Teil der Einnahmen an wohltätige Organisationen gespendet. Seit 1975 stellt sich der Karnevalsverein von Sitten alljährlich der Herausforderung, die typische Ausgelassenheit des Festes mit der Einhaltung der gültigen Vorschriften in Einklang zu bringen.
The origins of carnival are rather unclear, but its etymology “Carnelevare”, meaning “to remove meat”, links it to Christian Lent. Carnival, a time of festivities, joy and extravagance before deprivation, lets imagination run wild. Through the use of masks and disguises, people can make fun of the existing social order for a well-defined period of time. To avoid any excess, religious and political authorities used to enforce rules around this celebration. Sion is no exception. In 1849, president of the town issued rules requiring his personal authorization for balls and masquerades. This prerogative was later transferred to the local police. During Carnival, masked balls, theatrical performances and parades were organised in Sion. To make those festivities more acceptable, a part of the incomes was donated to charities. Today, modern carnivals therefore have to balance the excitement inherent to festivities with the rules that have to be respected. The Sion Carnival Association has been meeting this challenge since 1975.
Le origini del carnevale sono piuttosto vaghe, ma la sua etimologia, “Carnelevare” che significa “togliere la carne”, lo collega alla Quaresima cristiana. Il Carnevale, periodo di festeggiamenti, di gioia e di eccessi prima delle privazioni, lascia spazio all’immaginazione. Attraverso maschere e travestimenti, la popolazione può giocare con l’ordine sociale costituito per un periodo di tempo ben definito. Per evitare eccessi, le autorità religiose e politiche impongono delle regole a questa festa. Sion non fa eccezione. Nel 1849, il presidente della città emanò un regolamento affinché i balli e i travestimenti fossero soggetti alla sua autorizzazione. Successivamente tale prerogativa passerà nelle mani della polizia municipale. Durante il Carnevale a Sion vengono organizzati balli in maschera, spettacoli teatrali e cortei. Per rendere più gradite queste festività, parte del ricavato raccolto viene devoluto in beneficenza. Oggi i carnevali moderni devono quindi destreggiarsi tra la frenesia dei festeggiamenti e le regole da rispettare. È dal 1975, che l’associazione del Carnevale di Sion affronta questa sfida.
La talentueuse Madeleine Carruzzo n’est autre que la première femme à intégrer le prestigieux Orchestre philarmonique de Berlin en 1982. En plus d’en être la première membre féminine, elle en est également la plus jeune lorsqu’elle y entre en tant que premier violon, à l’âge de 26 ans. Embrassant très tôt une carrière internationale, Madeleine a fait rayonner l’image musicale de notre cité bien au-delà du canton et a permis d’inspirer d’autres talents féminins.
Die hochbegabte Violinistin Madeleine Caruzzo war 1982 die erste Frau, die in das renommierte Orchester der Berliner Philharmoniker aufgenommen wurde. Als sie in den Reihen der ersten Violinen Platz nahm, war sie nicht nur das erste weibliche Mitglied des Orchesters, vielmehr war sie mit ihren 26 Jahren ebenfalls das jüngste. Dank dem frühen Beginn ihrer internationalen Karriere verhalf Madeleine der Stadt Sitten zu einer musikalischen Ausstrahlung weit über die Kantonsgrenzen hinaus und inspirierte so andere talentierte Frauen.
In 1982, the talented violinist Madeleine Carruzzo became the first woman to join the prestigious Berlin Philharmonic Orchestra. Not only was she the first woman to play in the orchestra: she was also its youngest member when she joined the ensemble as first violin at the age of 26. Madeleine embarked on an international career very early in her life; as well as projecting the image of our city as a centre of music far beyond the canton, she has been a source of inspiration to many other talented women.
La talentueuse Madeleine Carruzzo n’est autre que la première femme à intégrer le prestigieux Orchestre philarmonique de Berlin en 1982. En plus d’en être la première membre féminine, elle en est également la plus jeune lorsqu’elle y entre en tant que premier violon, à l’âge de 26 ans. Embrassant très tôt une carrière internationale, Madeleine a fait rayonner l’image musicale de notre cité bien au-delà du canton et a permis d’inspirer d’autres talents féminins.
En 1986, un groupe de jeunes Italiens de Sion se lancent le défi de publier un journal pour informer leurs compatriotes. Cette chronique bilingue est éditée en français et en italien jusqu’en 1993. Pour les auteurs, il s’agit de montrer leur respect envers leur cité d’accueil et de mieux faire connaître leur culture d’origine aux Sédunois. Ces journalistes en herbe abordent entre autres les activités de la colonie italienne et les sorties culturelles, réalisent des portraits de personnalités italiennes et nous mettent l’eau à la bouche avec leurs recettes en fin de journal.
Eine Gruppe italienischer Jugendlicher stellt sich 1986 der Herausforderung, eine Zeitung zur Information ihrer Landsleute herauszugeben. Die bis 1993 veröffentlichte Zeitschrift erscheint zweisprachig – auf italienisch und französisch. Damit bekundet das Redaktionsteam ihrer Gaststadt nicht nur seine Wertschätzung, sondern bringt den Einheimischen ebenfalls ihren kulturellen Hintergrund näher. Die Jung-Journalisten thematisieren unter anderem die Aktivitäten der Colonia Italiana sowie weitere kulturelle Anlässe. Sie präsentieren Porträts italienischer Persönlichkeiten und lassen der Leserschaft auf der letzten Seite mit ihren Rezepten buchstäblich das Wasser im Munde zusammenlaufen.
In 1986, a group of young Italians at Sion took on the challenge of publishing a magazine to provide information for their compatriots. This bilingual periodical was published in French and Italian until 1993. The contributors aimed to show their respect for their host city, and to make their home culture better known to the people of Sion. Topics addressed by these budding journalists included the activities of the Italian community as well as cultural events; they painted portraits of prominent Italian figures and whetted our appetites with their recipes at the end of the magazine.
Nel 1986, un gruppo di giovani italiani di Sion decidono di pubblicare un giornale informativo destinati ai connazionali. La cronaca bilingue viene redatta in francese e in italiano fino al 1993. L’intento degli autori era quello di mostrare il proprio rispetto nei confronti della città di accoglienza e di far conoscere agli abitanti di Sion la loro cultura di origine. Questi giornalisti in erba si occupano tra l’altro delle attività della colonia italiana e delle gite culturali, dipingono i ritratti delle personalità italiane e ci mettono l’acquolina in bocca con le ricette nelle ultime pagine del giornale.
Près d’un quart de siècle après l’approbation du premier projet d’autoroute en Valais, l’évitement de la capitale sera terminé en 1991. Sous la pression de différents mouvements d’opposition, le projet initial est entièrement revu par la commission Bovy. Celle-ci renonce à la traversée de la ville sur pilotis au profit d’une solution enterrée. Ainsi, le 16 décembre 1991, sous la bénédiction du cardinal Henri Schwery, le conseiller d’état Bernard Bornet et le conseiller fédéral Adolf Ogi inaugurent le tronçon Sion-Ouest Sion-Est de l’A9 d’une longueur de 3km et d’un coût total de 158 millions de francs. L’espace de la tranchée couverte de 710 mètres, baptisé Cours Roger-Bonvin, est devenu depuis un véritable trait d’union verdoyant entre les quartiers de Vissigen et de Champsec en plein développement.
Knapp ein Vierteljahrhundert nach der Genehmigung des ersten Autobahnprojekts im Wallis wird die Umfahrung von Sitten 1991 fertiggestellt. Unter dem Druck verschiedener Autobahngegnerbewegungen wird das ursprüngliche Projekt von der speziell einberufenen Kommission Bovy komplett überarbeitet. Diese verzichtet auf die ursprünglich geplante Durchquerung der Stadt Sitten auf Pfeilern und ersetzt diese durch eine unterirdische Lösung. Am 16. Dezember 1991 weihen Staatsrat Bernard Bornet und Bundesrat Adolf Ogi unter dem Segen von Kardinal Henry Schwéry den Abschnitt Sion-Ouest Sion-Est der A9 ein. Der 3 km lange Abschnitt kostet 158 Millionen Franken. Der «Cours Roger Bonvin», der 710 Meter lange gedeckte Einschnitt, ist zu einem willkommenen grünen Bindeglied zwischen den sich stark entwickelnden Quartieren von Vissigen und Champsec geworden.
Nearly a quarter of century after the first highway project in Valais was approved of, the project circumventing the capital was completed in 1991. Under the pressure of several movements opposing the early project, it was fully reviewed by the Bovy commission: it renounced going across the town on a road suspended on stilts, but chose instead to bury the construction. Thus, on 16 December 1991 –with the blessing of cardinal Henri Schwery- both the state councillor Bernard Bornet and the federal councillor Adolf Ogi inaugurated the Sion-West Sion-East section of Highway A9. It was 3km long and cost 158 million francs. The trench-like 710-meters wide space named Cours Roger-Bonvin has become since then a real lushfull place connecting area between the district of Vissigen and the currently developping district of Champsec.
Quasi un quarto di secolo dopo l’approvazione del primo progetto autostradale nel Vallese, la circonvallazione della capitale sarà completata nel 1991. Sotto la pressione di diversi movimenti di opposizione, il progetto iniziale viene completamente rivisto dalla commissione Bovy. Si rinuncia ad attraversare la città sulle palafitte a favore di una soluzione sotterranea. Il 16 dicembre 1991, sotto la benedizione del cardinale Henri Schwery, il consigliere di Stato Bernard Bornet e il consigliere federale Adolf Ogi inaugurarono il tratto di 3 km Sion-Ouest-Sion-Est della A9, per un costo totale di 158 milioni di franchi svizzeri. Lo spazio coperto della trincea di 710 metri, chiamato Cours Roger-Bonvin, è da allora diventato un vero e proprio collegamento verde tra i quartieri in rapido sviluppo di Vissigen e Champsec.
Fin 2000, un comité mené par Marianne Bruchez se lance dans la courageuse organisation d’une Lesbian and Gay Pride & Friends à Sion, au grand dam des milieux conservateurs. Majoritairement défavorable à la tenue de la manifestation, le conseil municipal ne peut formellement l’interdire et appelle les organisateurs à y renoncer. Ces derniers maintiennent pourtant leur position. La tension s’installe et l’opinion publique s’agite. L’Evêque dénonce un jeu diabolique. Une page publicitaire contre la Pride, accompagnée d’une pétition, est publiée dans la presse et vient mettre le feu aux poudres. Le débat s’enflamme, les articles de presse déferlent, les critiques s’additionnent, jusqu’au jour J, montrant d’autant plus l’importance de l’évènement face à l’intolérance et aux attaques homophobes. En mars, à l’unanimité, et afin de respecter le droit constitutionnel, le conseil municipal autorise la tenue de la manifestation. Grâce à la persévérance de sa coordinatrice, la « première Gay Pride romande du 21e siècle » aura bien lieu, le 7 juillet 2001, sans débordements, réunissant plus de 15 000 personnes dans l’amour et le respect de tous-tes.
Unter der Leitung von Marianne Bruchez wagt ein Komitee Ende 2000 den mutigen Schritt, eine «Lesbian and Gay Pride & Friends» in Sitten zu organisieren, dies zum grossen Missfallen der konservativen Kreise. Der Stadtrat, dessen Mehrheit sich gegen die Parade ausspricht, kann diese jedoch nicht formell verbieten und fordert somit die Organisierenden zu einem Verzicht der Veranstaltung auf. Diese wiederum halten an ihrer Position fest. So kommt es zu unvermeidbaren Spannungen und die öffentliche Meinung schlägt hohe Wellen. Der Bischof bezeichnet die Veranstaltung als ein Spiel mit dem Teufel. Eine Werbekampagne begleitet von einer Petition gegen die Pride erscheint in der lokalen Presse und führt zu weiterem Zündstoff. Die Debatte entflammt, die Presse überschlägt sich, die Kritik häuft sich bis zum Austragungstag und zeigt, welche Bedeutung die Veranstaltung angesichts der Intoleranz und der homophoben Angriffe einnimmt. Im März genehmigt der Stadtrat schliesslich einstimmig die Veranstaltung, um das Verfassungsrecht zu respektieren. Dank dem Durchhaltewillen der Koordinatorin findet am 7. Juli 2001 die “erste Westschweizer Gay Pride des 21. Jahrhunderts” ohne jegliche Ausschreitungen statt. Sie verbindet mehr als 15’000 Teilnehmende in Liebe und gegenseitigem Respekt.
At the end of 2000, a committee led by Marianne Bruchez bravely set out to organize a Lesbian and Gay Pride & Friends in Sion, much to the displeasure of conservative sectors. Most of the city council declared itself against this event, but could not formally ban it. Although the committee was suggested to give up, the latter maintained its position. Tension arose and public opinion grew agitated. The bishop condemned what he called a demonic game. An advertisement against the event, accompanied by a petition, published in the press, sparked things off. The debate became heated, press articles poured in and criticism grew up until D-Day, demonstrating all the more the importance of the event in the face of intolerance and homophobic attacks. In March, the council finally unanimously approved the event. Thanks to the perseverance of its coordinator, the “first Gay Pride in French-speaking Switzerland in the 21st century” took place on 7 July 2001, without any incidents, bringing 15’000 people together in a spirit of love and respect for everyone.
Alla fine del 2000, un comitato guidato da Marianne Bruchez si è lanciato nella coraggiosa organizzazione di un Lesbian and Gay Pride & Friends a Sion, con grande dispiacere degli ambienti conservatori. Sebbene la maggioranza del consiglio comunale fosse contraria all’evento, non riuscì a vietarlo formalmente e invitò il comitato a ritirarsi. Tuttavia, quest’ultimo mantiene la sua posizione. La tensione cresce e l’opinione pubblica è agitata. Il Vescovo denuncia un gioco diabolico. Una pagina pubblicitaria contro il Pride, accompagnata da una petizione, viene pubblicata nella stampa e da fuoco alle polveri. Il dibattito si accende, gli articoli di stampa aumentano, le critiche si accumulano, fino al D-day, dimostrando ancora di più l’importanza dell’evento di fronte all’intolleranza e agli attacchi omofobi. A marzo, all’unanimità e nel rispetto della legge costituzionale, il Consiglio comunale ha autorizzato lo svolgimento della manifestazione. Grazie alla perseveranza della sua coordinatrice, il “primo Gay Pride francofono del 21e secolo” si svolgerà il 7 luglio 2001, senza eccessi, riunendo più di 15.000 persone nell’amore e nel rispetto di tutti.
L’œuvre du réalisateur italien Federico Fellini est au cœur des activités de la Fondation Fellini pour le cinéma. Cette dernière possède un fonds de plus de 15’000 documents dont les 2/3 environ concernent l’œuvre du maestro. Depuis sa création en 2001, cette fondation organise des expositions en Suisse et à travers le monde. Elle permet ainsi au public de découvrir la richesse du travail du réalisateur en mettant en évidence les liens entre cinéma, littérature, photographie, architecture et musique. L’espace culturel ouvert en 2011 à la Maison du Diable apporte une touche méridionale supplémentaire à Sion.
Das Werk des italienischen Regisseurs Federico Fellini steht im Mittelpunkt der Aktivitäten der Stiftung Fellini. Diese verfügt über eine Sammlung von über 15’000 Dokumenten, von denen etwa zwei Drittel die Arbeit des Maestros betreffen. Seit ihrer Gründung im Jahr 2001 organisiert die Stiftung Ausstellungen in der Schweiz und auf der ganzen Welt. Ziel ist es, den Reichtum des Werkes des Regisseurs in Zusammenhang mit Kino, Literatur, Fotografie, Architektur und Musik aufzuzeigen. Mit der Eröffnung des Kulturraums in der “Maison du Diable” im Jahr 2011 erhielt Sittens südlicher Einschlag eine weitere Bereicherung.
The Fellini Foundation for Cinema focuses on the work of Federico Fellini, the Italian film director. It owns a collection of over 15,000 documents, about two thirds of which relate to the maestro’s work. The Foundation has staged exhibitions in Switzerland and across the globe since it was set up in 2001. It enables the public to explore the wealth of the director’s work by highlighting links between the cinema, literature, photography, architecture and music. The cultural centre, opened in 2011 at the Maison du Diable, brings yet another hint of the South to Sion.
L’opera del regista italiano, Federico Fellino, è il fulcro delle attività della Fondazione Fellini per il cinema. Quest’ultima possiede una collezione di più di 15’000 documenti, i cui 2/3 circa riguardano l’opera del maestro. Dalla sua nascita, nel 2001, la fondazione organizza delle mostre in Svizzera e attraverso il mondo. Permette in tal modo al pubblico di scoprire la ricchezza del lavoro del regista mettendo in risalto i legami tra cinema, letteratura, fotografia, architettura e musica. Lo spazio culturale aperto nel 2011 alla Casa del Diavolo offre un tocco meridionale rilevante a Sion.
Dès le Moyen Age, les foires annuelles et concours de bétail animent la cité. Rythmant les saisons au gré des marchandises, les marchés des 19e et 20e siècles drainent un public varié et reconnectent la plaine à la montagne, ainsi que les clients aux producteurs et aux marchands. Qualité, prix et poids des marchandises sont contrôlés et les stands réglementés. Situé au cœur de la ville, le marché est alors un acteur principal de l’économie locale. Après un désintérêt progressif dès la seconde moitié du 20e siècle, le marché renaît en 2003, à l’initiative de l’Association des habitants de la vieille ville. Renouant avec la tradition, l’événement hebdomadaire très fréquenté atteste de sa grande attractivité. Devenu incontournable, le marché de la vieille ville s’affirme aujourd’hui comme lieu de rencontre et de convivialité.
Seit dem Mittelalter beleben Jahrmärkte und Viehschauen die Stadt. Das rein saisonale Angebot auf den Wochenmärkten des 19. und 20. Jahrhunderts veranschaulicht den Lauf der Jahreszeiten, zieht ein vielfältiges Publikum an, verbindet die Seitentäler mit der Rhoneebene, sowie die Käufer mit den Produzenten und Händlern. Qualität, Preis und Gewicht der Waren werden kontrolliert und die Stände sind reglementiert. Mitten in der Stadt angesiedelt, entwickelt sich der Wochenmarkt zu einem der wichtigsten Zweige der lokalen Wirtschaft. In der zweiten Hälfte des 20. Jahrhunderts verliert der Markt zusehends an Bedeutung, bis er 2003 auf Initiative des Altstadt-Quartiervereins schliesslich wieder auflebt. Heute knüpft der Wochenmarkt gebührend an seine Tradition an und die vielen Besucherinnen und Besucher zeugen von seiner Attraktivität. Die Veranstaltung ist zu einem wöchentlichen Treffpunkt geworden, wo das gesellige Beisammensein im Vordergrund steht.
Since the Middle Ages, annual fairs and livestock competitions have brought life to the city. Throughout the seasons and their related produce, the markets of the 19th and 20th centuries attracted a varied public and connected the plain to the mountains, as well as customers to producers and merchants. The quality, price and weight of the goods were controlled, and the stalls were regulated. Situated in the heart of the city, the market became a major player in the local economy. After a gradual loss of interest in the second half of the 20th century, the market was revived in 2003 thanks to the initiative of the Association of the inhabitants in the old town. The weekly event, which is very well attended, is a revival of tradition and has become a major attraction. The market in the old town has become a must and is now a place where people meet and socialise.
Fin dal Medioevo, le fiere annuali e i concorsi di bestiame hanno animato la città. Le stagioni erano scandite dalle merci proposte, i mercati del XIX e XX secolo hanno portato un pubblico variegato e hanno ricollegato la pianura alla montagna, nonché i clienti ai produttori e ai commercianti. La qualità, il prezzo e il peso delle merci erano controllati e gli stand regolamentati. Situato nel cuore della città, il mercato divenne un attore importante dell’economia locale. Dopo una graduale perdita di interesse nella seconda metà del XX secolo, il mercato è stato rilanciato nel 2003 su iniziativa dell’Association des habitants de la vieille ville (Associazione degli abitanti del centro storico). L’evento settimanale, molto frequentato, è un ritorno alla tradizione e testimonia la sua grande
En 1995 et face à une « dévitalisation » croissante du centre-ville de Sion, la Municipalité lance un concours pour le réaménagement de la Place du Midi. Inauguré en 2003 comme première « zone de rencontre » du Valais, le projet du bureau d’architecte Jean-Paul Chabbey amorce la requalification exemplaire des espaces publics sédunois et permet de réduire le passage de 12’000 à 4’000 véhicules par jour.
Angesichts einer wachsenden Abwanderung des Gewerbes aus der Innenstadt von Sitten lancierte die Stadtverwaltung 1995 einen Wettbewerb zur Neugestaltung der Place du Midi. Das im Jahre 2003 als erste “Begegnungszone” des Wallis eingeweihte Projekt des Architekturbüros Jean-Paul Chabbey trug massgeblich zur Reduktion des Verkehrsaufkommens von 12’000 auf 4’000 Fahrzeuge pro Tag bei und legte den Grundstein für die beispielhafte Umgestaltung des öffentlichen Raums von Sitten.
In 1995, faced with a growing “loss of vitality” in Sion’s city centre, the municipality launched a competition to redevelop the Place du Midi. The plan by the Jean-Paul Chabbey architects’ practice, initiated in 2003 as the first “encounter zone” in Valais, was the first step in the exemplary redesign of Sion’s public spaces, enabling through traffic to be reduced from 12,000 to 4,000 vehicles per day.
En 1995 et face à une « dévitalisation » croissante du centre-ville de Sion, la Municipalité lance un concours pour le réaménagement de la Place du Midi. Inauguré en 2003 comme première « zone de rencontre » du Valais, le projet du bureau d’architecte Jean-Paul Chabbey amorce la requalification exemplaire des espaces publics sédunois et permet de réduire le passage de 12’000 à 4’000 véhicules par jour.
Innovant, le centre culturel des Arsenaux l’est assurément ! L’ouverture du restaurant « Le Trait d’Union », à l’intérieur de la Médiathèque de Sion en 2014, fut une première en Suisse. Ce concept inédit a été imaginé dans le cadre d’un vaste chantier visant à regrouper sous le même toit plusieurs services et institutions liés à la culture. Cet espace, géré par l’Organisation romande d’intégration et de formation professionnelle (ORIF), permet à environ 10 jeunes adultes de se former au quotidien face à une réelle clientèle.
Innovativ ist das Zentrum für Kultur und Wissen in den ehemaligen Zeughäusern auf jeden Fall! Die Eröffnung des Restaurants „Le Trait d’Union“ in der Mediathek Sitten im Jahre 2014 stellt eine Premiere in der Schweiz dar. Das einzigartige Konzept, verschiedene, kulturbezogene Dienstleistungen und Institutionen unter einem Dach zusammenzuführen, wurde im Rahmen der umfassenden Bauarbeiten umgesetzt. In dem von der westschweizer Organisation für Integration und Berufsausbildung (ORIF) geführten Gastbetrieb sammeln täglich etwa 10 junge Erwachsene wichtige Berufserfahrungen.
Innovative – that’s certainly the word for Sion’s Les Arsenaux Cultural Centre! The opening of “Le Trait d’Union” restaurant inside the Sion Médiathèque in 2014 marked a first for Switzerland. This novel concept is realised in the setting of a huge worksite that aims to bring multiple culture-related services and institutions together under one roof. This venue, managed by the Organisation for Professional Integration and Training of French-speaking Switzerland (ORIF), offers training for about 10 young adults as they deal with real customers on a daily basis.
Innovant, le centre culturel des Arsenaux l’est assurément ! L’ouverture du restaurant « Le Trait d’Union », à l’intérieur de la Médiathèque de Sion en 2014, fut une première en Suisse. Ce concept inédit a été imaginé dans le cadre d’un vaste chantier visant à regrouper sous le même toit plusieurs services et institutions liés à la culture. Cet espace, géré par l’Organisation romande d’intégration et de formation professionnelle (ORIF), permet à environ 10 jeunes adultes de se former au quotidien face à une réelle clientèle.
En 2014, Sion reçoit la distinction de l’UNICEF « Commune amie des enfants ». Une première pour une ville valaisanne ! Ce label récompense les actions entreprises pour mettre en œuvre, au niveau communal, la Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant. Parmi les initiatives lancées par la Municipalité pour améliorer le cadre de vie des enfants et des jeunes et favoriser leur participation, citons notamment l’Observatoire de la jeunesse sédunoise, le Prix d’encouragement à la jeunesse, les Forums jeunes ou encore la Permanence de la délégation à la jeunesse.
2014 erhält Sitten als erste Stadt des Kantons die UNICEF-Auszeichnung « Kinderfreundliche Gemeinde ». Dieses Label würdigt die Massnahmen, die Sitten zur Umsetzung der UNO-Kinderrechtskonvention in Angriff genommen hat. Mit dem Jugendobservatorium, dem Jugendförderpreis, dem Jugendforum und der Jugendberatungsstelle fördert die Stadtverwaltung die Qualität des unmittelbaren Lebensumfeldes der Kinder und Jugendlichen und motiviert die jüngsten Einwohner, am Gemeindegeschehen teilzunehmen.
In 2014, Sion was honoured by UNICEF as a ‘Child Friendly City’. A first for a Valais town! This label recognises action taken to implement the United Nations Convention on the Rights of the Child at local authority level. Initiatives launched by the municipal council aimed at improving the quality of life for children and young people and encouraging them to get involved include the Sion Youth Observatory, the Youth Incentive Award, the Forums for Young People and the permanent support centre run by the Municipal Youth Department.
En 2014, Sion reçoit la distinction de l’UNICEF « Commune amie des enfants ». Une première pour une ville valaisanne ! Ce label récompense les actions entreprises pour mettre en œuvre, au niveau communal, la Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant. Parmi les initiatives lancées par la Municipalité pour améliorer le cadre de vie des enfants et des jeunes et favoriser leur participation, citons notamment l’Observatoire de la jeunesse sédunoise, le Prix d’encouragement à la jeunesse, les Forums jeunes ou encore la Permanence de la délégation à la jeunesse.
Une première mondiale ! A l’été 2016, deux véhicules au dessin futuriste du constructeur Navya débarquent dans les étroites ruelles de la vieille ville de Sion. La mise en circulation de ces navettes autonomes aux couleurs de CarPostal Suisse ne comportant ni volant ni pédale donne le coup d’envoi à un test inédit dans l’espace public suisse.
Eine Weltneuheit : Im Sommer 2016 erobern zwei Fahrzeuge des Herstellers Navya in futuristischem Design die engen Gassen der Altstadt von Sitten. Die Inbetriebnahme dieser autonomen Pendelbusse ohne Lenkrad und Pedale in den Farben von PostAuto Schweiz markiert den Auftakt zu einer noch nie dagewesenen Testphase im öffentlichen Raum der Schweiz.
A world first! In summer 2016, two futuristic vehicles designed by NAVYA set off on their journey through the narrow lanes of Sion’s old town. The launch of these self-driving shuttle buses in Swiss PostBus livery – with neither steering wheels nor pedals – marked the start of Switzerland’s first public trial of this novel means of transport.
Une première mondiale ! A l’été 2016, deux véhicules au dessin futuriste du constructeur Navya débarquent dans les étroites ruelles de la vieille ville de Sion. La mise en circulation de ces navettes autonomes aux couleurs de CarPostal Suisse ne comportant ni volant ni pédale donne le coup d’envoi à un test inédit dans l’espace public suisse.
En 2018, les laboratoires de l’EPFL Valais, sur le campus Energypolis, ont notamment mis au point, sous la houlette de la Professeur Wendy Queen, un nouveau matériau qui élimine les métaux lourds de l’eau : la découverte pourrait transformer la vie de millions de personnes. Le pôle de recherche EPFL Valais Wallis déploie ses activités à Sion depuis mars 2015, principalement dans les domaines de l’énergie, de la santé et de l’environnement. Le monde de demain s’invente à Sion !
Auf dem Campus Energypolis der EPFL Wallis wurde 2018 unter der Leitung von Professorin Wendy Queen ein neuartiges Material entwickelt, das Schwermetalle im Wasser zu eliminieren vermag: Eine Entdeckung, die das Leben von Millionen von Menschen verändern könnte. Das Forschungszentrum der EPFL in Sitten ist seit März 2015 in Betrieb. Die Forschungstätigkeit des Campus widmet sich in erster Linie den Bereichen Energie, Gesundheit und Umwelt. Hier entsteht die Welt von Morgen!
In 2018, under the leadership of Professor Wendy Queen, the laboratories on the Energypolis campus of the Valais arm of the Swiss Federal Institute of Technology in Lausanne (EPFL) perfected a remarkable new material that removes heavy metals from water: a discovery that could transform the lives of millions of people. The EPFL Valais Wallis Research Centre began operating in Sion in March 2015, with the focus on energy, health and the environment. Tomorrow’s world is being invented in Sion!
En 2018, les laboratoires de l’EPFL Valais, sur le campus Energypolis, ont notamment mis au point, sous la houlette de la Professeur Wendy Queen, un nouveau matériau qui élimine les métaux lourds de l’eau : la découverte pourrait transformer la vie de millions de personnes. Le pôle de recherche EPFL Valais Wallis déploie ses activités à Sion depuis mars 2015, principalement dans les domaines de l’énergie, de la santé et de l’environnement. Le monde de demain s’invente à Sion !